‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 90 sur 116 · I — LE CŒUR MORAL · texte numérisé non relu

I — LE CŒUR MORAL

Savez-vous ce que c'est qu’un cœur de jeune fille? (A. DE Musset.)

Oh, l’amour d’une mère, amour que nul n'oublie, Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie!

(Victor Huco.)

Le cœur, c’est au moral bien autre chose encor : C'est le centre invisible où s’assemblent d’accord Passions et vertus; le siège du courage,

D'une juste fierté, de l’ardeur à l’ouvrage:

L’antre où tout sentiment nait, grandit et s’endort..…. Un ami chez l’ami sait trouver un cœur d’or,

Lui donne entier le sien et prend l’autre en otage :

Tel se multipliant un bon cœur se partage...

Enfin, c’est le foyer où l'amour s’allumant En un creuset profond nous brûle de sa flamme. Cœur d’enfant, cœur de mère, et d’épouse et d’amant,

Ah, Dieu doit vous tailler dans le pur diamant Quand il vous fixe au sein d’un homme ou d’une femme ; Car en nous tous le cœur c’est le meilleur de l’âme

Skeuk VI, À xxI1, 10265

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