PRIX DE VERTU
À la périodicité et à l’importance des Prix de Vertu que la confiance de généreux bienfaiteu s a chargé l’Académie de Stanislas de décerner et dont la liste est publiée ci-dessous, la dépréciation du franc ‘a contraint d'apporter des modifications qui, respectant et interprétant les intentions des donateurs, conservent à ces récompenses et distinctions honorifiques une valeur appréciable.
1° Prix Gouy
Une fondation a été faite par M. Jules Gouy, membre de l’Académie de Stanislas, décédé à Nancy le 12 février 1892. L'importance en a été accrue par la générosité de ses enfants : M. Albert Gouy de Bellocq-Feuquières et Mne la vicomtesse de Chambrun.
Cette libéralité a mis à la dispositton de l’Académie de Stanislas, chaque année, depuis 1876, 600 francs pour récompenser le dévouement maternel et 600 francs pour récompenser la piété filiale. |
Sont admises à concourir les personnes domiciliées à Nancy depuis douze ans.
2° Prix Jeanne Bourgon
M. Bourgon, ancien banquier, décédé à Nancy en 1888, a légué à l’Académie de Stanislas, en souvenir de Mie Jeanne Bourgon, sa fille, une somme de 10.000 francs, avec mission d’en consacrer les revenus à doter, tous les cinq ans, une jeune fille pauvre de Nancy, qui l'aura mérité par sa bonne conduite et par sa piété filiale.
3 Prix Mangeon
En mémoire de son père, M. Mangeon, décédé conservateur des hypothèques en retraite à Nancy, Mlle Emma
Mangeon a confié, depuis 1893, à l’Académie de Stanislas, le soin de décerner, chaque année, un prix de piété filiale de 100 francs.
À partir de 1930, ce prix n’est plus décerné que tous bs cinq ans, mais a une valeur de 500 francs.
& Prix René de Goussaincourt
Prix annuel de 300 francs destiné à récompenser la piété filiale ou, exceptionnellement, tout acte de vertu et de dévouement, même en dehors des liens de parenté ou d’alliance.
Ce prix, à partir de 1931, est devenu biennal et a une valeur de 600 francs.
6° Prix Chassignet
Par son testament en date du 27 janvier 1898, M. Chassignet, membre de l’Académie de Stanislas, décédé à Nancy le 25 février 1898, a fondé un prix quinquennal et indivisible de 1.500 francs en faveur de la femme — fille, épouse ou veuve — jugée par l’Académie de Stanislas la plus méritante et la plus digne d’intérêt.
Le généreux abandon fait par Mme Chassignet de son droit d’usufruit a permis d’attribuer ce prix dès 1905.
6° Prix de Bouxières-aux-Dames
Prix triennal de 200 francs, en vue de récompenser des actes de vertu, institué par M. René de Goussaincourt, au profit des personnes habitant la commune de Bouxières-aux-Dames ou une autre commune du départemen depuis plus de trois ans.
À partir de 1931, ce prix est devenu sexrennal et a une valeur de 400 francs.
7° Prix Cardin-Roussel
En mémoire de ses parents, Mme Cardin-Roussel a fondé un prix annuel de 200 francs destiné à récompenser une fille plus ou moins jeune, ouvrière de son état, remarquable par son dévouement à sa mère veuve et pauvre,
vivant ensemble toutes deux, très honnêtes, bonnes catholiques et dignes d’intérêt. Elles devront être de Nancy et l’habiter depuis dix ans.
À partir de 1931, ce prix est devenu triennal et'a une valeur de 600 francs.
8° Prix Ferdinand Lachasse
En souvenir de M. Ferdinand Lachasse, de son vivant docteur en droit et secrétaire de la Faculté de droit, Mme Lachasse, sa veuve, a institué un prix annuel de 100 francs, destiné à récompenser le dévouement, ce mot étant pris dans son sens le plus large.
Aucune condition particulière n’est imposée à l’Académie, qui appréciera souverainement.
A partir de 1931, ce prix est devenu quinquennal et a une valeur de 500 francs.
8° Prix Charles Bour
M. Charles Bour, décédé à Nancy en 1907, a légué à l’Académie de Stanislas une rente annuelle de 1.800 francs, à charge d'employer cette somme en des prix de 300 ou 400 francs à remettre à des jeunes filles catholiques que l’Académie jugera mériter cet encouragement par leur conduite et leur dévouement à leurs parents.
Ces prix ont été décernés pour la première fois en 1941. Il a été décidé par l’Académie qu’à partir de 1931, ils sont de 600 francs.
10° Prix Clotilde Humbert
Prix annuel de 250 francs, institué en souvenir de Mike Clotilde Humbert, pour récompenser la vertu et le dévouement, en dehors de toute détermination spéciale. À partir de 1931, le prix est devenu biennal et a une valeur de 500 francs.
11° Prix Nicolas Humbert
En souvenir de son mari, M. Nicolas Humbert, Mme veuve Humbert a fait don à l’Académie de Sta-
nislas d’une somme de 6.000 francs, à condition que les revenus de ce capital servent à récompenser, chaque année, un homme veuf, marié ou célibataire, de préférence habitant Nancy, jugé digne de cette récompense par l’Académie.
Ce prix, d’une valeur de 200 francs, est désormais triennal, d’une valeur de 600 francs.
12° Prix Pister
En souvenir de son mari M. Pister, Mme veuve Pister a fait un legs à l’Académie d’une rente sur l’État de 2.000 francs dont 1.000 francs à employer annuellement en deux ou trois prix à des jeunes filles les plus méritantes . pour les soins donnés à leurs parents et 1.000 francs en quatre prix à quatre mères de famille chargées d’enfants et méritantes. Il n’y aura désormais que deux prix de chaque catégorie, de 500 francs chacun.
13 Prix Virginie Jacquot
= Prix de 450 francs fondé par M. le chanoine Barbier, curé doyen de Blâmont, pour être attribué, chaque année, au père ou à la mère d’une famille d’au moins quatre enfants vivants (les morts de la grande guerre comptant comme tels) habitant depuis dix ans la commune de Glonville, ou, à défaut de candidats méritants, une autre commune rurale du canton de Baccarat, et professant la religion catholique; mais sans aucune exclusion pour raison politique ou religieuse, ni de fréquentation scolaire.
14 Prix Audiat
Prix annuel de 100 francs fondé par la famille Audiatde Maudhuy en faveur d’une mère de famille méritante. A partir de 1931, ce prix est devenu quinquennal, d’une valeur de 500 francs.
15° Prix Marguerite Pitoy
Par testament olographe en date du 26 décembre 1919, Mie Marguerite Pitoy, décédée à Toul le 17 février 1924,
lègue à l'Académie un capital correspondant à une rente annuelle de 600 francs pour secourir une famille modeste ayant au moins sept enfants.
16° Prix René de Goussaincourt
Les prix fondés par M. René de Goussaincourt : prix annuels de 100 francs en faveur d’un grand blessé de guerre, de 100 francs en faveur d’une veuve de guerre et de 100 francs en faveur d’une personne soignant un blessé de guerre; prix biennauxz de 100 francs en faveur d’un infirmier militaire et de 100 francs en faveur de mineurs dévoués, prix triennal de 200 francs, en faveur de domestiques dévoués, fondus ensemble et capitalisés en six ans, seront réunis pour constituer un prix annuel de 500 francs, qui sera attribué, selon les cas, d’après les intentions du fondateur.
L'Académie décernera, dans sa séance publique de décembre 1933, les prix suivants :