‹ Mémoires de l’Académie de StanislasChapitre 48 sur 114 · LVIIL :.:: SÉANCE PUBLIQUE DU 26 MAI · texte numérisé non relu

LVIIL :.:: SÉANCE PUBLIQUE DU 26 MAI

de M. l'ambassadeur de Pologne pour commémorer le séjour de Stanislas en cette ville.

Votre historiographe ne doit pas taire un événement -important survenu vers la fin de cette année académique, je veux dire : l'exode momentané de votre compagnie. Les heureuses transformations de la Bibliothèque pubique, aux vicissitudes de laquelle vous êtes unis de par la volonté même de votre royal fondateur, ont mis à mal la salle de vos séances ordinaires. Vous ne pouvez plus vous asseoir devant le majestueux portrait de Stanislas le Bienfaisant. Oui, Messieurs, le plafond de l’Académie est crevé!

La Société d'archéologie lorraine vous a offert la salle de ses assemblées. Vous avez siégé au Palais Ducal, vos traditions ne s’y opposaient pas, puisque les premières séances de votre compagnie 8e tinrent de 1751 à 1755 dans l'immense galerie des Cerfs, même en hiver (la chaleur de l’éloquence avait certes plus de vertus sous le règne de Stanislas qu’en notre temps).

M. le recteur, qui est aussi votre confrère, vous a offert ensuite l'hospitalité de la salle du Conseil de l’Université et vous l’avez acceptée avec reconnaissance. Grâce à M. le recteur vous siégez maintenant sur des fauteuils, ce qui est un progrès; car — puis-je trahir un secret? cette révélation va-t-elle écarter des candidats? — les « fauteuils » académiques de la salle ordinaire de vos séances ne sont, pour dire le vrai, que de vulgaires chaises (ob! magie des mots). Et j'ajoute, Messieurs, que, quel que soit le culte que vous professiez pour vos nobles traditions (pour être académicien on en est pas moins homme), vous préférez ces fauteuils à vos « chaises » académiques.

Trêve de plaisanteries. Vous avez d’autres raisons, et de meilleures, de vous plaire entre les murs de l’Université de Nancy. Vous savez les liens qui vous unissent à elle. Vous n’avez pas oublié que vos statuts de 1750 déclarent que « l’Université de Pont-à-Mousson demeurera associée à l’Académie ». Depuis cette époque lointaine, les liens de l’Université et de l’Académie ne se sont point relachés; il suffit de parcourir les listes des membres de

ete re Res. pe

COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1931-1932 LiX

votre compagnie pour s’en convaincre et ce n’est pas un hasard si vos prédécesseurs ont érigé le buste d’un de vos membres les plus marquants dans la cour de l’Université, Guerrier de Dumast, président d'honneur de votre compagnie, a été le fondateur des facultés qui devaient constituer notre université. Veuillez m’excuser, Messieurs, d’avoir cédé à la tentation de vous rappeler ces chers souvenirs.

Page 1