‹ Mémoires de l’Académie de StanislasChapitre 49 sur 114 · DISCOURS DE RÉCEPTION · texte numérisé non relu

DISCOURS DE RÉCEPTION

En l’an de grâce 1897, il y a trente-cinq ans, aux vitrines des libraires nancéiens d’alors : Sidot, le libraire des écoliers, Grosjean-Maupin, le libraire des amateurs de vieux livres et d’estampes, paraissait une élégante revue littéraire, de format carré, revêtue d’une couverture bleue sur laquelle était jetée une branche de chardon. La préface de cette revue qui contenait poésies, nouvelles, articles de critique, annonçait que ses rédacteurs apportaient au monde une nouvelle formule d'art. Mais avec son second numéro, le Chardon rendit son dernier soupir, car le fondateur avait été mis par le conseil des professeurs de son collège dans l’alternative d’être rayé des cadres ou d’abandonner ses publications, et c’est amsi que, renonçant à la poésie et au roman, il tourna ses préoccupations vers l’histoire — ce qui lui vaut, aujourd’hui, l’honneur et la joie d’être reçu en votre compagnte par son ancien professeur dont l’indulgence, depuis bientôt quarante ans, continue à s’étendre jusqu’à lui.

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