POUR LES PRIX LITTÉRAIRES
Par M. André GAIN
MERMBRE TITULAIRE
MESSIEURS
L’honneur que vous m'avez fait, en confiant au dernier venu parmi vous le rapport d'ensemble sur les prix littéraires, me procurera le plaisir d'analyser successivement les ouvrages que vous avez jugés dignes des prix Stanislas de Guaita, du prix du Souvenir, du prix Dupeur. Un volume de vers, encore manuscrit, deux ouvrages historiques déjà publiés, retiendront successivement notre attention.
Le recueil de M. Pol Caput porte un titre d’un symbolisme maniéré qui ne saurait à lui seul le recommander. Il se nomme : Des larmes sur les roses. Mais un coup d’œil sur les poèmes qui le composent aura vite fait de vous rassurer : les vers ainsi baptisés n’émanent point de quelque plume féminine plus soucieuse d’émouvoir que d'exprimer; la mièvrerie et la fadeur n'auront point place ici, encore qu’elles aient égaré l’auteur dans cette ligne liminaire. M. Pol Caput, disons-le tout de suite, vient d’avoir vingt et un ans : caractère bien trempé,