‹ Mémoires de LekainChapitre 24 sur 114 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

GHiuiiirE, à Rodrigue.

« Si mon devoir

« Prescrit à ton amour une si forte loi ,

« Qu'il te rend sans défense à qui combat pour moi. »

Cette phrase n'est assurément pas française, quoique le sens en soit très intelligible : il faut quelquefois deviner Corneille , et que l'imagination supplée à ce qu'il a voulu dire. Si mon amour te prescrit une loi si forte ^ qu'il iôte toute défense vis-àra)is de celui qui comrbattra pour moi. . . . Voilà ce que Corneille a entendu y et ce qu'il n'a pas rendu grammaticalement; il reste à savoir si ce que je propose renferme autant de régularité que de précision.

Si mon devoir

Prescrit à ton amour l'indispensable loi , De n'oser résister à qui combat pour moi.

Ou bien :

De n*oser te montrer à qui combat pour moi.

Ce verbe , au figure , signifie se présenter, tenir tête.

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