SCÈNE VIII
Treizième coupure de quatre vers.
JOAB
m Et pourquoi faire voir une indigne épouyante ? « Déjà les Géléens, etc. >
Je n'approuve point la coupure de ces quatre vers ; le dialogue m'en parait plus noble. C'est ainsi que doit s'exprimer un général prudent et actifs
Quatorzième coupure de quatre vers.
DATID.
m Un roi , quoi qu'un sujet ait fait pour Toutrager, m Doit savoir le punir , et non pas se venger. »
Coupure mal faite , parce qu'elle renferme des maximes nobles y nécessaires y et puisées dans le fond du sujet.
Le modèle de celle-ci se trouve mot à mot dans le Venceslas de Rotrou ^ à la fin du quatrième acte.
Je ne puis voir sans indignation que l'on fasse toujours des retranchemens ^ quand il s'agit de développer des sentimens nobles et
touchans. \Allons au fait y disent les paresseux , ceci fait longueur. Oui , sans doute , dans la plupart des pièces modernes j où il n'y a ni fond , ni plan , ni dialogue ; mais il n'en est pas de même pour les auteurs qui se sont formes sur de bons modèles.
Je ne puis trop répéter que , si Ton suivait les principes de ces faux savans , il faudrait réduire les pièces de Racine^ de Corneille et de Voltaire , à mille ou douze cents vers tout au plus.
Pour moi , qui suis bien loin d'adopter en ceci , comme en bien autre chose, une maxime aussi pernicieuse , j'estime qu'il faut rétablir ces quatre vers.
Quinzième coupure de deux vers.
DAVID
« Et bientôt secourus par des guerriers fameux , « Peut-être ils conduiront la victoire avant eux. •
Il faut bien peu connaître les règles de la poésie française pour avoir fait cette coupure qui occasionne quatre vers féminins de suite; la même ineptie se commet tous les jours dans la tragédie àUnèsy à la fin du troisième acte.
DE LEKATN. 121