SCÈNE V
Dix ~ neuvième coupure de seize vers y dans les per^ sonnages de Cisaï et de David,
Depuis, « Paraissez , dissipez un bruit si peu croyable ,
DE LEKAIN. ISàS
jusqu'à,
• Joab, impatient, s'est avancé Ters nous;
et depuis,
• Je cours de mes soldats apaiser la fureur , .
juscpi'à,
• Gomment! pendant ce temps il faudra vous conduire. »
Dans ce moment de crise , où David craint tout pour Absalon, il est bien naturel qu'il conçoive le projet de montrer son fils à ces mêmes soldats, conune l'otage le plus sûr de la paix.
Ainsi j'estime qu'il faut rétablir ces quatre premiers vers, et laisser subsister plus bas ceux qui déterminent le roi à changer le plan de sa conduite.
Par ce moyen il y a plus d'action, de mouvement et de terreur dans le cours de cette scène.
Cependant, comme il faut éviter tout ce qui peut faire longueur, surtout quand un principal personnage est en danger , je crois qu'il est essentiel de couper quatre vers du dernier couplet de cette scène , qui ne sont qu'une répétition de ce que dit David un moment après.
On peut lier ainsi les deux phrases :
UàY ID.
■ Des TÔtres » cependant , dissipez la terreur :
m Vous le voyez soumis , enchaîné par des traîtres ; m Vos esclaves, par vous, sont devenus. vos maîtres, etc. »
Ces vers sont admirables, et les suivans établissent la nécessité où se trouve David de prescrire de nouveaux ordres à son fils.
C'est à Facteur chargé du rôle du père à y mettre la plus grande chaleur et le débit le plus rapide.
ABSALOir.
• Retournons , et suivons ce que le ciel m'ordonne. »
J'aimerais mieux : ce qu'un père ni ordonne. Il y a des momens où il faut laisser le ciel en paix y et suivre tout naïvement Finstinct de la nature.