PREMIER CHAPITRE
Etat-major du régiment des gardes françaises,
M. le maréchal duc de Biron, colonel.
M. le comte de la Saône, lieutenant-colonel.
M. le comte du Saussay, major.
M. de Senneyille, commandant.
M. Bretonnier, inspecteur.
Deux officiers aide-majors alternatifs. (Sept.)
En I ySi , rétat major du régiment des Gardes était
cette opération , le consentement de messieurs les p/emiers gentilshommes de la Chambre , a fait écrouler ce projet , et le tout est demeuré dans le désordre ordinaire.
C'est ainsi que Tabus dé l'autorité se manifeste dans toutes les affaires. Les grands n'envisagent qu'eux : le public soujOfre et se tait ; chacun joue son rôle.
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porté à vingt-deux officiers. Ce n'est qu'au i*' avril 1759, qu'il a été réduit au tiers par le maréchal de Bîron.
Il faut croire que l'on n'obtiendra plus de diminu-tion ; mais ce qui serait fort à désirer , c'est que le roi ne fît point payer la garde de sa personne à ses comédiens. Cet article de dépense est un objet de dix mille francs. II serait sans doute plus noble que l'on en usât, dans la capitale du royaume , comme on le pratique dans les villes de Metz et de Strasbourg. Mais il y a toute apparence que l'usage l'emportera sur cet article , comme sur tout autre chose , et tout sera dit.
EtaUmajor des deux compagnies de mousquetaires.
M. le marquis de Jumilhac^ colonel,
M. le comte de Montboissier^ commandant.
Huit ofEciers hausse-cols.
Deux officiers de garde. (Douze.)
Antérieurement à l'année 17^9 , l'on comptait quatre-vingt-quatre officiers de ces deux compagnies qui entraient gratis à la Comédie , et ce nombre , comme on le voit, a été réduit à douze; mais par l'ordonnance de Louis xiv , il n'y avait qu'un seul officier de chaque compagnie qui eût droit de prendre place à la Comédie , sans payer.
N'est-il pas, en effet, bien extraordinaire que tous ces officiers hausse-cols , gens qualifiés et fort riches , ne soient pas les premiers à donner l'exemple de la justice et du désintéressement? Ils devraient au moins res-
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pecter l'ordonnance de leurs maîtres. Mais un mousquetaire a-t-il jamais rien respecté ?
Connétablie,
M. Bossu, lieutenant.
Un garde au parterre. (Deux.)
Cet état n'a jamais varie , malgré les prétentions du prévôt , qui fut interdit , il y a trois ans , par le tribunal de messieurs les maréchaux de France , pour avoir voulu prendre des droits qu'il n'avait pas.
Police de Paris.
M. de Roquemont , chevalier du guet.
M. Chenu, commissaire du quartier.
M. Marin, censeur.
Deux personnes pour M. Marin, chaque jour
de spectacle indistinctement.
Un cavalier du guet.
M. Dauchy, aide à la censure.
M. d'Hémery,
M. Buhot,
M. Marais, ^ inspecteurs de police.
M. Lajeinière,
M. Saraire,
M. Receveur, 1 ,
T.- > un seul par lour.
M. Damotte, j ^ ^
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J'observe , sur le contenu total de ce chapitre , qu'en 1755 M. de Fonpertuis l'avait fixé, sous le bon plaisir de M. le duc de Gesvres , à quatre personnes , qui étaient MM. Lhéritier, Montaman , et les deux frères Slootz.
Combien l'audace des uns , et la négligence des autres, apportent de changement dans l'espace de dix ou douze ans !
Secrétaires de nos seigneurs les premiers gentilshommes de la Chambre^ du colonel des gardes françaises ^ du gouiferneur de Paris y du ministre , des premiers magistrats^ etc. ; déplus^ les employés aux bureaux des finances y au trésor royal y a la capitation de la ville ^ a la gazette y etc. etc.
M. Chevreau, pour M. le duc d'Aumont.
M. Luvel , pour M. le maréchal de Richelieu.
M. Limanton, pour M. le duc de Fleury.
M. La Sonde , pour M. le duc de Duras.
M. Copinot, pour M. le duc de Fronsac.
M , pour M. le duc de Villequier.
M. Dumas , \ ^^ y , , ,
^, ^ ' ( pour M. le maréchal
M. Dasuet , ? i t».
T*/r ^>. 1 I de Biron.
M. Gondot, J
M. Gondouin , pour M. le duc de Chevreuse.
M. Ménard, \
M. Duchesne , / pour M. le comte de
M. Adam, J Saint-Florentin.
M. Le Batier, \
DE LEKAll!}. ]6l
M , pour M. le premier président.
M. Bellier, pour M. le procureur-général. M. Jardin, pour M. le lieutenant civil. M. TEspicier,
pour M. Leclerc.
M. Clerget ,
M. Desnoyers,
M. Leclerc fils ,
M. Boisot,
M. Monjardit,
M. Pin,
M. Filleul ,
M. Riboutet,
M. Lefèvre,
M. Duvergier,
M. Méhat,
M. de La Fontaine,
M. Dautrep,
M. Bernant, chassé de la Comédie, a repris
son entrée par ordre de M. de Richelieu. M. de LaBussierre, ) , i ntir , ,
M. l'abbé Araault, i ""'^'^ ^^ ^' ^« ^""^ ^^^
Tt/r o 1 Duras.
M. Suart, )
M. Morat, ordre de M. le duc d'Aumont.
pour M. le prévôt des marchands.
pour MM. les intendans des menus.
trésor royal.
Supplément.
Deux billets d'une seule personne, chaque jour de représentation, pour chacun de messieurs
les premiers gentilshommes de la chambre. Plus, un billet de deux personnes, chaque jour
derepre'sentatîon, pour chacun de messieurs
les intendans des menus plaisirs.
Plus, les deux loges des supérieurs, occupant
quatorze places. {Soixante-huit.)
Cet article , qui désigne soixante-huit places gratuites , devrait être raisonnablement réduit à vingtquatre tout au plus.
Les loges prises d'autorité , les billets donnés , et le surplus , ne démontrent que l'abus du pouvoir et Tinjustice la plus révoltante.
anecdotes peu connues.
Sous le règne de Louis xiv, messieurs les premiers gentilshommes de la chambre n'avaient pas euxmêmes le droit d'entrer au spectacle sans payer; il existe encore de vieux pensionnaires de la Comédie qui peuvent attester cette vérité.
C'est en 17 16 qu'ils ont fait pratiquer dans Torchestre un banc de sept pieds de longueur sur quatre de large , pour jouir du spectacle plus à leur aise.
On voit que cette première usurpation avait encore un air de prudence et de circonspection , puisque le terrain occupé était pris sur celui des musiciens.
C'est en 174^ que nos seigneurs, se trouvant logés trop à l'étroit , ont fait construire et meubler la loge qu'ils occupent aux secondes.
C'€st en 1759 qu'ils ont ^xé leurs billets au nombre
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de douze , pour les officiers de leurs maisons , non compris leurs secrétaires , etc.
Enfin > c'est en 1761 qu'ils ont augmenté leur loge des deux tiers de celle qui les avoisine.
C'est ainsi qu'avec le temps tout se perfectionne.