‹ Mémoires de littérature ancienneChapitre 90 sur 153 · SUR LGS FRAGMENTS DES ORATEURS ATT1QUE · texte numérisé non relu

SUR LGS FRAGMENTS DES ORATEURS ATT1QUE

Athènes et Rome sont certainement les deux villes de l’ancien monde où l'éloquence a joué le plus grand rôle. Aussi est-il singulier que tous les- restes de l'éloquence attique n’aient pas encore été Téunis en un seul corps *, et que ceux de l'éloquence romaine l'aient été pour la première fols, U y a treize ans. Cela tient sans doute à l'extrême difficulté que présente la composition de pareils recueils. Après les monuments qui nous sont parvenus intacts, un grand nombre de fragments ne se retrouvent que dans les rhéteurs et les grammairiens, quelquefois même, comme par accident, chez des écrivains où nul n’en pourrait soupçonner l’existence. Il faut lire beaucoup, et souvent lire au hasard, pour recueillir çà et là des lignes mutilées, des noms propres, des indications incomplètes , corriger mainte citation fautive , mettre en ordre les fragments d'après des conjectures plus ou moins autorisées. Le mieux, pour de tels travaux, est de se résoudre à en publier une première édition, même imparfaite. G’est déjà un service rendu aux études. Le temps et les conseils de la critique perfectionnent l’œuvre peu à peu et l’achèvent autant qu'elle peut être achevée.

C’est ainsi que M. Meyer publia, en 1832, une première édition des Fragments des orateurs romains, depuis Appius

1 Journal général de l'instruction publique du 8 janvier 1846.

* lis Tout été, depuis que cel article est écrit, par MM. Bailer et Sauppe, en 1848-1850. Cf. plus bas. p. 407.

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