Nô le 2 décembre 173'), il avait donc vingt-six ans
2. De Gréaume (Pierre-Gabriel), élève à Perpignan en 1722, brigadier le 10 février 1759, maréchal de camp le IS octobre 1761, lieutenant général le l«r janvier 1784,
3. De Loijaule {Arnou\d), aide de parc à Grenoble en 1721, brigadier le 20 février 1761, maréchal de camp le 3 janvier 1770.
t. Située près la porte Saint-Thibaut, ru3 d'Alfeld, paroisse Saiat- Martin.
130 MÉMOIRKS DK L.-A. LE PELLETIER.
Je partis pour l'Alsace en passant par Metz et je gaignai Strasbourg-, emmenant avec moy mon troisième fils de (îlati^ny, pour luy faire faire avec moy mes tournées et l'instruire en son métier; je le renvoyai après à sa brigade; de sorte que i'ay eu la satisfaction de mener mes trois fils avec moy dans leurs premières sorties, et l'aisné à la guerre.
J'avois reçu beaucoup de belles promesses pour des espérances de grâces de la cour, mais quel fut mon étonnement quand, en revenant chez moy, à Compiègne, je trouvay une lettre qui m'apprenoit qu'il venoit d'estre donné deux cordons rouges, l'un à M. de Mouy, et l'autre à M. de Gribeauval, tous deux seulement mareschaux de camp, et les deux derniers Inspecteurs, au préjudice des lieutenants généraux du Corps et de tous gens respectables qui avoient eu des commandements en chef à la guerre, en des occasions de sièges et batailles, pendant que M. de Moiïy n'y avoit servi que sous nos ordres. — Mais ce qui mit le comble, ce fut d'apprendre qu'on avoit donné mon Département d'Alsace à M de Gribeauval. sous prétexte qu'il y avoit à faire travailler à des nouveautés en artillerie.
Je partis le lendemain pour Versailles et me plaignis de ce manque de parole et de procédés, et le ministre, M. de Choiseul, me marqua que le Roy m'avoit continué mon Département d'Alsace.
Au mois de janvier 17G5, j'allay avec toute ma famille à Compiègne dans la maison ' qui étoit eschue à ma femme dans la succession de son oncle Jérosme Le Caron, escuyer de M. le duc d'Orléans et lieutenant de Roy à Noyon. Il nous avoit laissé encore le fief de Lortil et à mon fils aisné le fief d'Aucourt (au Grand Frénois). Nous revînmes au Soupiseau à la fin d'avril. C'est alors que je reçus une lettre de mon fils le chevalier de Glatigny par laquelle il me mandoit que mon frère étoit très mal et ma belle-sœur fort malade aussy. Je