‹ Mémoires de Louis-Auguste Le PelletierChapitre 29 sur 49 · Il fut blessé à la défense de Pracruc · texte numérisé non relu

Il fut blessé à la défense de Pracruc

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de (lonlv, lil les sièf^es de Mous el de (".liarleroy et commanda

^<'U chef l'ailillerie au siè^-e de Saiiil-duiilaiii ; il se trouva au

siège de la ville el des chi\ieaux de Xaniur, et à Haucoux, où

il eoniiuanda sa division (rarlillerie à Tailc gauche..

Il fui nommé eusuih; commandant eu clicl" de l'EcoU^ de Met/,, el servit eu 17'iS au siège de Mai'siriclil.

Il épousa à Saiul-Sauveur, en seplemhre 174H, Marie-Catheriue-Françoise lîerliu de Drclincourt, fille de iM. Berlin, chevalier, seigneur de Drelincourl, brigadier des gendarmes de la garde, chevalier de Sainl-Louis, el de Henrielle Maresse, sœur aisnée de ma femme.

Un peu auparavant, mon frère avoil été nommé pour commander rarlillerie de l'armée qui dcvoit passer en Ecosse pour rétablir le Prétendant; il resta un lems considérable à Dunkerque, attendant que la flotte partît. Cette expédition n'eut pas lieu, il ne sortit que quelques vaisseaux du port, qui furent pris par les Anglois. — Il fut fait mareschal de camp le 1*^' janvier 1748 el lieutenant général le 20 avril 1757. Quand M. de Vallière le fils gouvernoii tout, sous M. d'Argenson, il ne choisit que ses créatures ou amis particuliers, et nous ne l'étions guère; mais en 1758 M. le mareschal duc de Belle-Isle fut nommé au Ministère. Quand mon frère luy alla rendre ses devoirs, la première chose que le mareschal luy dit, ce fut de luy demander à qui mon frère croïoit qu'il avoil songé, quand il avoil appris que le Roy l'avoil nommé au Ministère. — Mon frère luy dit qu'il ne pouvoil le deviner, aïanl tant de créatures. — « A vous, luy répliqua le mareschal, el vous en aurez avant peu des preuves. » El eflectivement très peu de lems après, il fut nommé commandant en chef de l'équipage d'artillerie de l'armée d'Allemagne à la place de M. de Vallière. U conserva le commandement en chef jus(|u'à la dernière cam-

pagne de 1762, qu'on le lui ôla pour le donner à M. d'Invilliers *, afin que cet officier qui commandoil l'arlillerie de l'armée du Rhin cédât son commandement à M. de Saint- Auban ^, le protégé de M. le prince de Soubise, et qui avoil ourdi toutes ces intrigues là.

Il est vray qu'à la mort de M. de Belle-Isle on avoit déjà intrigué contre mon frère, mais M. le mareschal de Broglie, (jui l'aimoit et avoit lieu d'être très content de luy, répondit quand on luy proposa ce changement : « Qu'il aimoit bien ses dents, mais qu'il aimeroit mieux qu'on luy en arrachât deux, que de luy arracher le chevalier Le Pelletier ». Enfin le mareschal de Broglie ^ estant disgracié, on déplaça aussy mon frère pour donner son commandement à d'Invilliers, et à Saint-Auban celuy de l'armée du Rhin.

Quant à mon frère, on le nomma une seconde fois pour commander l'artillerie de l'armée qui devoit passer en Angleterre, mais c'étoit un leurre.

Je n'entre point dans les détails de tout ce qu'il a pu faire dans les 5 campagnes où il a commandé en chef l'arlillerie de l'armée d'Allemagne ; j'étois alors trop éloigné pour en connoistre bien les circonstances. Je sçais que partout il s'est beaucoup distingué et particulièrement à la bataille de Bergen, au gain de laquelle il eut grande part, M. le prince héréditaire de Brunswick, qui l'a perdue, aïant dit hautement que c'étoit la disposition et l'effet de notre artillerie, à laquelle il n'avoit pu résister, qui l'avoient obligé de faire sa retraite. Mon frère a servi avec la mesme distinction aux autres batailles et actions où il s'est trouvé, notamment à l'affaire de Sondershausen, aux batailles de Lutzelberg, de Minden et de Corback

1. D'Invilliers (Louis-Henri Ballard), élève à l'École de Strasbourg en 1720, brigadier le i" janvier 1"48, maréchal de camp le 20 lévrier 1761, lieutenant général le 1" mars 1780.

2. De Saint-Anhan (Antoine Baraliier), élève à Perpignan en 1729, brigadier en 1759, maréchal de camp le 18 octobre 1761, lieutenant général le 1*' mars 1780, mort en 1783.

- 3. Victor-François, duc de Broglie, 1718-1804, fds de François-Marie.

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( ".<• lui M. le ni.iicscli.ii (le l'rd^lic (|iii liiy lil ;i\ oir le ( lordoii roiif^o (Ml I "(Il , (luoii liiy lil ;il IcihIic, riiï.iiil diilil .ivoii- .ijn-rs la haliiillc de P.t'ij^cu.

l'^ii l"(H, il ac(|iiil (le .M. le coiiile d'IIaussonvilh' la terre d'Argers à la porte de Sainle-Menclioul, à la(|iiello est joint le village de ^'oille^1ontel les fiefs de Montjouyel de Maupertuis, et dont relèvent encore deux antres paroisses apparicnani à d'antres seigneurs.

Il n'y avoit pas de château habitable, mais une tour ou donjon à Mauperluis ',

Pen<lant les campagnes où il avoit commandé en chef l'artillerie, mon frère avoit plus de "2 000 livres d'appointements.

Le Hoy a accordé à sa veuve une pension de 300(J livres el une de :200 à chacun de ses fils : Gabriel-Augustin ^ Le Pelletier d'Argers, — Louis-Auguste-François Le Pelletier de Montjouy, — .Jean-François-Félix, chevalier Le Pelletier de Maupertuis, — et Bernard-Laurent, chevalier Le Pelletier de Voillemonl.

Louis-Auguste Le Pelletier, auteur des Mémoires, est mort le 24 mai 1709, au Soupiseau, paroisse de Saint-Sauveur-Geromesnil, en Valois. — On trouvera ci-après quelques notes sur sa descendance et celle de son frère.

1. Louis-Auguste Le Pelletier acquit pour ses neveux, le 14 avril 1737, de M. de Monlmort du Plcssis-Bcaurain, la terre de Montmort. près de Pontoise.

■2. Gabriel-Joseph-Augus tin-Laurent.

APPENDICE

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