LOUIS-AUGUSTK ET DE M I C H K L- L A U R E N T
Les frères Le Pelletier laissèrent, l'aîné six enfants et le second quatre; dans ce nombre sept fils, qui tous ont servi dans l'artillerie, où ils ont continué les belles traditions de leur famille.
Sur les trois filles, deux se sont mariées et ont épousé des officiers d'artillerie, un lieutenant-colonel et un maréchal de camp.
Louis-Auguste le Pelletier donne dans ses Mémoires quelques détails sur ses enfants; nous les compléterons au moyen de documents puisés aux curieuses archives de M. le baron le Pelletier, son petit-fils au cinquième degré, maintenant chef de la famille.
L'ahié des enfants de Louis-Auguste était une fille, Marie- Josèphe-Catherine, née le 5 octobre 1732; elle épousa le ■28 janvier 1761 ' Bernard-Gabriel Du Passage, chevalier, seigneur de Caillouel, lieutenant-colonel d'artillerie.
I. Conlral du 20 janvior 17:51, rcj i l'ojllelicr, notaire à Conipiègn;^
1 'f2 MÉMOIRES DE L.-A. LK PELLETIER.
'< Le mariage, lit-on dans les Mémov^es, fut célébré dans la chapelle du Soupizeau par M. l'abbé Du Passage, frère, chanoine de Saint-Montain de la Frre. Cet établissement étoil fort honnête, Messieurs Du Passage étant d'anciens gentilshommes qui avoient eu des chevaliers de Malte depuis un siècle et davantage, et dont les ancestres étoient anciennement gouverneurs de Chaulny, alors place-frontière, et seigneurs de la belle terre de Sainseny et de beaucoup d'autres. »
Une autre fille, Marie-Geneviève-Jacqueline, née en décembre 17i3, épousa par contrat i du 18 janvier 1770 Marc-Antoine- Joseph de Muyssart des Obeaux, chevalier, lieutenant-colonel, chef de brigade au corps d'artillerie, depuis maréchal de camp, fils de Henri-Charles-François de Muyssart, seigneur des Obeaux et de Clierreries, grand bailli d'épée des États de Lille, Douai et Orchies.
La troisième fille, Marie-Louise, née en 1754, ne s'est pas mariée.
L'aîné des fils, Auguste-Louis-Michel Le Pelletier, seigneur d'Aucourt, né le 2 décembre 1735, a servi avec distinction. Il est entré dans l'artillerie comme surnuméraire dès l'âge de neuf ans, en 1744, et était officier pointeur peu d'années après. 11 a reçu la croix de Saint-Louis à 26 ans, pour sa conduite à la bataille de Johannisberg, gagnée le 30 août 1762 par le Prince de Condé. Il est mort à 35 ans capitaine d'artillerie. Inspecteur de la manufacture d'armes de Maubeuge, sans laisser d'enfants de son mariage avec Mlle de Talangoët.
Ses deux frères puînés, Antoine Le Pelletier de Liancourl et Louis-François Le Pelletier de Glatigny, ont eu une existence plus remplie d'événements, et qui prête à de plus longs développements.
Pour Liancourt, né le 13 octobre 1738 à Compiègne, nous les emprunterons aux Mémoires de son père :
« Michel- Antoine de Bourdaize de Montéran, fils de la sœur