‹ Mémoires de Louis-Auguste Le PelletierChapitre 32 sur 49 · septembre · texte numérisé non relu

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Ii6 MÉMOIRES DE L.-A. LE PELLETIER.

t-il, VOUS pourrez le nommer sans que cela lire à conséquence, n

Sur la parole de ce gentilhomme on fit une nomination au scrutin, mais pour la forme seulement; puis, regardant cette opération comme nulle, à cause du refus du fondé de procuration du prince, la noblesse procéda à l'élection de son député, et le chevalier Le Pelletier de Glatigny réunit la majorité. On lui donna ensuite pour le cas d'absence ou d'empêchement un suppléant, le marquis de Mazancourt.

Mais dans le procès-verbal, dont le grand bailli et le secrétaire avaient refusé de donner lecture à l'Assemblée, il n'avait été fait nullement mention du refus de M. le duc d'Orléans, et le mot « absent » avait été seulement inscrit en marge, en face de son nom.

L'ordre de la noblesse, dès qu'il eut connaissance de ce fait, présenta une réclamation au grand bailli, le baron de Saint-Elix, qui répondit que le duc d'Orléans s'en tenait à la copie du procès- verbal à lui remise et qu'il se croyait maître d'accepter ou de refuser.

Des protestations furent alors adressées au garde des sceaux et à la commission établie pour la vérification des pouvoirs des députés ' ; on y lit la déclaration suivante : « Ce n'a été que dans l'assurance qu'a donnée publiquement M. le comte de Mazencour, chargé des pouvoirs de Monseigneur le Duc d'Orléans, du refus, non point présumé, mais certain de Son Altesse, qu'on a procédé à un scrutin purement de forme, pour nommer Monseigneur le duc d'Orléans, à qui chacun de nous s'est empressé de payer le tribut d'hommage; et que cette dette de respect une fois acquittée, il a été proposé de procéder à la nomination du vrai Député, ce qui a été fait en la personne de M. le chevalier le Pelletier, et M. le marquis de Mazencour comme son suppléant. »

Ces protestations étaient signées de tous les membres de

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