CONC. DE K>ÉS1B SUR L'ÉDUCATION ET LES MEMOIRES. CLXXXIX
s*appelle Bossuet, est aux yeux de ces poètes, et du public d'alors, surtout du public de cour, le personnage secondaire ; quelques-uns ne le nomment pas du tout. La Monnoye s'adresse ainsi au Roi :
Toi-même, dans le cours de tes rares exploits, Exemple des guerriers, des pères et des rois. Tu Teux, pour l'animer, que, témoin de ta gloire, Sur tes pas, devant Dôle, il marche à la victoire. Toi-même pour l*instraire aux sublimes projets, Pour lui mieux assurer le cœur de tes sujets , Tu veux, de cette main qui sait dompter le Tage, Lui tracer de ton règne une fidèle image. Aidé de tes leçons, rempli de tes vertus, Qu'à ses pieds il verra d'ennemis abattus !
« Deux ou trois seulement, dit le Mercure galant^ avaient donné leurs voix à M. de Fontenelle ; tous les autres, moins sensibles sans doute au brillant qu'à la majesté du vers et à la force de la pensée, se sont déclarés pour la pièce triomphante. » Voici comme s'exprime le poète loué par ses amis comme le plus brillant :
Peuples, le croirez-vous? De cette même main Dont le foudre vengeur ne part jamais en vain , Sous qui Taudace tremble et Torgueil s*bnmilie, Il trace pour ce fils Tbistoire de sa vie, Ce long encbatnement, ce tissu de bauts faits Qu'aucuns moments oisifs n'interrompent jamais. Ne nous figurons point quMl se borne à décrire Un empire nouveau qui grossit notre empire... Mais tes profonds secrets de sa baute sagesse Ht n'est qu'à son Daupbin que ce béros les laisse.