Bibl. imp. s. Fr. 3696, f
LES GARKCTS DK FUfANCBS DR LOUIS XIV. X\
chtmbre des comptes. Par cet orâre> dont Ss Majesté ne se départ jamais, elle TOit et entend liie six fois consécnti?ement tontes les dépenses qn^eUe fait, jasqa*aux moindres : la première, lorsqu'elle en donne Tordre; la deuxième, lorsqu'elle signe les ordonnances; la troisième, lorsqu'elle entend la lecture des dépenses du mois ; la quatrième» lorsqu'elle entend la lecture des dépenses à régler (?) après l'année expirée; la cinquième, lorsqu'elle enlend la lecture générale du réle du trésor royal; et la sixième, lorsqu'elle constate Tétat au Trai. »
Puisque nous recherchons rorigine et les premiers points d'appui des Mémoires du Roi, nous devons quelque attention aux Carnets de Louis XIV \ Ces petits cahiers, écrits d'une jolie main de copiste, foQt double emploi jusqu'en 1663 avec le beau Mémoire inachevé de Colbert, qui en est le véritable auteur; depuis 1663, pour les chiffres du moins, ils suppléent au travail autographe du ministre. Les Mémoires de Colbert, les Carnets, les Mémoires du Roi, insistent également sur certains points fondamentaux. La plaie des finances, avant l'arrestation de Fouquet, en septembre 1661, c'était la masse des aliénations sur les fermes, les recettes générales et les autres revenus ordinaires de l'État : les trois ouvrages en parlent fort souvent. Les Carnets reproduisent tous les ans, avec une insistance patriotique, qui est une leçon et comme une injonction du ministre au Roi, l'état détaillé des aliénations tel qu'il était au S septembre 1661. Colbert semble dire à Louis XIV, comme on le répète dans les Mémoires du Roi : Il ne faut plus, coûte que coûte,