LE SUPPLÉMENT AUX MÉMOIRES
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POFB l'amn^b 4666.
n est inutile de répéter ce qui a été dit dans TÉtude sur la composition des Mémoires au sujet des Feuillets du roi.
Nous n'en changeons en rien la disposition.
Le Journal est reproduit également tel qu*il est au manuscrit.
Dans le Journal, lorsque nous trouvons en marge des observations comme celles-ci : « S'informer du détail. Détail à savoir. Cela pourra servir à propos de... Il faut mettre cet article devant le précédent. Réflexion que S. M. m'a suggérée.», nous les reproduisons. Ce sooJt des marques que le travail se fait sur place au jour le jour, que les souvenirs du moment ont besoin d'être complétés ou rectifiés. Les pensées viennent sans ordre, souvent étrangères aux faits qui les entourent ; mais on les croit importantes, on les fixe par une courte phrase. A certains endroits, la personnalité du roi s'étale dans des termes qu'un rédacteur vulgaire ne se permettrait pas.
Le Journal a servi évidemment au travail des Mémoires. Une barre était passée sur les alinéa à mesure qu'on les avait employés. Les chifi'res qu*on voit, en marge, devant les divers articles du 14 février 1666, correspondent bien certainement à six feuillets du Roi, puisqu'il est dit en tête : a S. M. me donna six feuilles écrites de sa main. » ;
on reconnaît, par les chiffres, que Tordre en est singulièrement bouleversé, les feuillets malheureusement sont perdus. Mais que signifient les chiffres 4, 3, 5, mis en marge des articles donnés en une seule feuille par S. M. le 25 février? N'indiquent-ils pas des articles additionnels qui appartiennent aux Feuilles 3, 4, 5, remises par le roi le 14? Il y a analogie de sujet entre les articles du 14 et ceux du 25 qui portent les mêmes numéros.Pour lesarticles donnés le 15 mai, les chiffres plus élevés, de 9 à 19, me paraissent renvoyer de môme à des Feuilles du Roi. Dans la suite (26 juin 1666), ce ne sont plus des chifhres mais des lettres A, B, G, D : n'ont-elles pas la môme signification ? Le Roi, est^il dit, avait fait deux petites feuilles écrites de tous côtés. A est sans doute la première demifeuille, B complète cette feuille; C et D de môme seraient chacun un demi-feuillet. De temps en temps, en marge, sont les lettres G. ou M. Renvoient-elles, pour le détail des faits, à la Gazette ; ou bien G veut-il dire : fait, réflexion à Garder ? M indique-t-il un renvoi aux Mémoires? Dans le Journal de Tannée 1667, tous les articles donnés le 29 mars et la veille de Pâques (9 avril) sont chiffrés de 1 à 45; tous ceux de juillet, donnés le 18 et le 19, sont chiffk*és sans discontinuer de 1 à 34 ; ceux du 28 et 29 décembre portent irrégulièrement des chiffres et des lettres : les chiffres, sans doute, représentent les développements par alinéa. II y a bien souvent matière à conjectures. Aussi nous conserverons le moins possible de ces divers signes, afin que l'ensemble du texte n'ait pas une physionomie étrange. Le désordre est déjà assez réel sans qu'on y ajoute par des prétentions au fac-$imile qui seraient fort inutiles.