La phrase ett interrompue
M lOUftNAL
Toyait un homme pour me parler d'accommodement '•
4. Sur l'article du traité de Brandebourg, Sa Majesté' m'expliqua la difficulté qu'il devait vraisemblablement rencontrer en cette aflWre par Talliance que cet électeur avait avec la maison d'Orange toute partiale d'Angleterre et contre laquelle Sa Majesté s'était déclarée en toutes clioses, distribuant dans les villes même particulières des pensions pour exclure ceux de ce parti des magistratures.
Lettre à la Reine de Pologne par laquelle Sa Majesté lui mandait que^ trouvant par tner et par terre de grandes difficultés à faire passer en Pologne les secoure qu'elle s'était promis de lui fournir^ et ne pouvant encore espérer la conclusion du traité projeté avec ht Suède, elle était bien aise de l'avertir qu*elle ne pouvait pas s'assurer pour cette année d'obtenir de France les choses qu'elle en aurait pu attendre sans ces obstacles.
Les raisons qui portèrent à écrire cette lettre furent en effet les difficultés qui y sont expliquées , et de plus l'incertitude qui paraissait dans l'esprit de cette prîn<* cesse sur l'exécution de l'élection qu'elle faisait espérer, et la guerre des Anglais dans laquelle Sa Majesté vou-
1. Ceci explique le début d'une lettre adressée par Louis X\W au marquis de La Vailière, le t*' avril : « LMnqof étude que vous avez des apparences de peixarec Tévêque de Munster ... »
2. Le ton change: ce n'est plus le Roi qui parle. On recueille ses explieationa sur quelques points particuliers. — Le n* 4, placé en regard de cet article, le rattache aux faits expoaés dam le 4* feuHlet da 14 février. Le fait indiqué à la fln correspond à un des articles non chiffra du 14 février : « Argent distribué «a HoUande ftour m nmire ttfttlredeâ délibérations. »
DE FÉVnrER 1666. Vf
lait s*occuper tout entier pour la pouToir bientôt finir at avec avantage.
Dans la surprise de^•*. Olfondorf, quoiqu'il y eût des troupes iioUandaises, je puis dire que les Français f eurent la meilleure part , non-seulement parce que les troupes françaises, commandées par La Valliére, y firent le principal effet, mais parce que les chefs des autres troupes euK-mémes étaient le prince de Tarente ^ et le comte d'Auvergne ^ tous deux Français *.
Le sept mars, lisant quelque chose du mois précédent concernant les libéralilés faites à diverses cours , Sa Majesté me fournit une réflexion a faire sur la différente
1. Mot illisible. W s'^t du cfmetière d'Oudenbôse. (V. note S») 3. Mot mal écrit, qo'oo derhie parce qu'il est plus haut. (V. pr^4.) 8. Cet article est le déTeloppemeut d'un autre appartenant à la quatrième Feuille du Roi» qu! a été remis le 25 février. (V. p. 24.) Là on Ut: « s'informer du détail. » Là Gatetie âe France du 27 février 1666 a une relation à ce sujet, datée de BolducJG février. C'est sans doute Bois* le-Ouc. Louis XIV érrivaitde Saint-Germain, le 11 février, au marquis de La ValHère : « Je n'ai pas de peine à comprendre le d^latstr que vèni aves de quitter Zutpheo pour Bois*le-Duc, qui vous éloigne des ennemis mais vous devez vous consoler par l'approclie du printemps, qui vous mettra bientôt en état de les voir. » {Œuvrer de Louis XIV, t. V, p. 364.) Huit cents hommes levés dans le Brabant et commandés par le colonel Carpe, pour l'évéque de Munster, se sont retranchés le 9 dans le cimetière d'Oudenbosc, vHIagt^ du c6té de Breda. Le prince dfc Tarente , gon* vemeur de Bolduc, partit d'ici (dit la Gatette , datée de Bois-le^ Duc) le 10 au soir avec le marquis de La Vallière, le premier à la tête des Hollandais , eeloi-d aTec les troupes ft*ançaise8 qui y sont en garnison, pour attaquer ce bourg. Ils y arriTèrent le len* dedtaln et sommeront en vain le colonel ; alors on attaqua î 30 clie^ vau^légers de la compagnie des Dauphins et 30 soldats du régiment do ta Ferté, deux petites pièces de canon avec 20 mattres Arent merveille; le 12 , les assiégés eurent l'église pour dernier retranehemehtt après quelques coups de feu . ils se rendirent. Il y eut plus de 800 prisonniers, le colonel ,nn lieutenanVooloneL un major , trois eapltalnei, «le Ce petit siège a coûté à l'évèque de Monslèr 709 homniM.
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conduite qu'il faut tenir avec les grands princes et les petits États : proportionner à Télévation des uns, et à la faiblesse des autres; vers les uns, aller par les grandes voies^ aux autres par les petits intérêts, comme nous faisons en intéressant les sujets mêmes dont nous nojos servons *.
J'appris au retour de la revue que Sa Majesté avait faite de ses troupes à Mouchi le 15, 16 et 17 de ce mois de mars ^, qu'elle avait cassé un capitaine Ch. (chevalier) de Bussan, pour avoir pris quelque chose de peu d'importance, mais seulement pour la discipline.
[Bêlement pour les étapes.]
[Règlement pour les désertions.]
Cela donnera, en son lieu , occasion de faire une réflexion sur la nécessité de la discipline , sur le bien qu'elle fait aux peuples , sur l'obligation qu'ils ont à leur prince lorsqu'il les défend non-seulement contre ses ennemis, mais contre ses propres troupes ; sur la justice qui se trouve en cette protection parce que les
1. Nom livrons à la ngaeité du lecteur ces signes mis en marge» que nous ne sommes pas sûr de comprendre : « Vide M. sur F. G. 12 (13 et 15). > En voici une interprétation : « Voyez ies Mémoires sur les Faveurs du Rot, Cahier 13, articles 18 et l5. >
2. Dans la Gazette du 27 mars, la revue laite par le Roi, dans la plaine entre Mouchi et Conipiègne, est l'objet d*une relation détaillée, « cette action ayant été des plus éclatantes. » Le Roi d'abord, entre Senlis et la plaine, s'arrêta à Remy pour voir son régiment d'infanterie dont le marquis d'Anjo (sic) est mestre de camp. L^ Reine arriva à Mouchi avec toute la cour. La Galette détaille les faits militaires des trois Journées. Elle ne parle pas de la punition infligée à un ofllcier. Dans une revue du 8 février {Gazette du 23), le Dauphin avait paradé i la tète de ses Gendarmes. N'oublions pas qu'il n'a pas cinq ans et demi.