DE MARS
sujets doivent avoir la soumission tout entière et attendre toute la vengeance de leurs torts de la main du souverain et du maître commun des uns et des autres ; qu'il ne doit pas porter Tun contre l'autre, parce que tous sont également à lui. Blâmer ceux qui n'estiment à eux que ce qui est en leurs coffres , que ceux qui servent sous leur nom ou dans les emplois, qui paraissent le plus être de son service. Que tous contribuent également en toutes professions. Les laboureurs sont les munitionnaires, les artisans, les magasins, etc..
[Les aimer tous; être persuadé que tous contribuent à notre service. N'être jamais partie, mais toujours juge et père commun.]
Le vingt-six du mois * Sa Majesté étant a Versailles apprit que messieurs du clergé avaient résolu de lui offrir huit cent mille écus, et le lendemain ils vinrent par députés lui en faire le compliment ; j*appris là que le mardi 24, Sa Majesté sortant de la messe et voyant plusieurs de ces messieurs les abbés ^ autour de lui, leur avait dit un petit mot de fort bonne grâce sur cette affaire , qui ne manqua pas de produire bon effet.
Nouvelle arriva le 30, que 12 mousquetaires de la seconde compagnie étant en embuscade au milieu des quartiers ennemis avaient été découverts et poussés par deux cents dragons, s'étaient retirés dans un village où ils se voulurent défendre dans une maison dont ils s'é-
1. C'est toujouTs le moto de mut. — L'assemblée quinquennale du dergé s'était ouverte à Ponloise le 23 juin 1666.