V. lu note ) de la page
2. Mademoiselle de Montpensler dit dans tes Vémofres : « Le floi fit
toujours de nouveaux préparatifs sans donner soupçon de l'affaire de Flandre.
[Mais ' je travaillai encore à faire passer en habitude aux soldats ce qui leur devait être une nécessité^ à les accoutumer a Tordre des marches, qui décide ordinairement des journées, à les accoutumer au feu, et à leur faire passer pour un jeu ce que la guerre a de plus terrible, afin que s'y trouvant en effet ils n'en fussent plus étonnés, et je faisais cela principalement pour la jeune nobl^se que j'y tenais et qui s'augmentait tous les jours.]
Ce n'est pas qu'il ne soit bon de divertir la cour et de se divertir soi-même*
11 est bon de pacifier les différends qui naissent à la cour -, affaire de M*** et de M""' de M...*. On s'accoutume à se cantonner, à s'unir, et la liaison que l'on a formée contre un particulier se trouve toute prête quand il s'agit de se mutiner contre le souverain.
[J'avais ' commandé de grands magasins de blés sur
tendre ses tentes dans la garenne de St-Germain ; elles étaient trèsbelles : il y avait des appartements complets comme dans une maison. Le Roi y donna une grande fête. »
1. Un renvoi sur le manuscrit, p. 32, rattache cette réflexion nouvelle aut alinéa précédents sur les revues et campements. La réflexion revient à la fln de l'année.
2. S'agit-il de mademoiselle de Montpensier et de madame de Vodtansier? Mademoiselle, dans ses Mémoires, après avoir cité la fête des tentes donnée par le Roi dans la garenne de St-Germain (V. note 2, p. 61), ajoute: « Madame de Montausier y tint une petite table où j'envoyai Chfttillon et Créqoi (deux des filles de sa maison) , et je n'eu gardai qu'une pour être à celle de la Reine. Madame de Montausier avait la sienne dans le même lieu ; toutes les personnes qu'elle y fit mettre étaient ou devaient être de celles qui peuvent manger avec la Reine. »
3. Celte phrase a été i^outée sans doute comme complément de deux articles donnés ce même jour 26 juin oii II est quesUon de magasins de
la frontière, et, sous prétexte de vouloir moi-même nourrir les troupes, toute Tannée j'avais fait faire des farines en chaque endroit séparément pour donner moins de jalousie.]
Le lendemain ^ lisant quelque chose du passé, S. M. se souvint qu'elle ne m'avait point dit la conclusion du traité d'Alger , dont elle avait eu nouvelles '•
Le dernier du même mois de juin, entrant dans le cabinet du Roi a l'heure du conseil avec Monseigneur ', je trouvai S. M. enfermée avec M. de Pradel seul, qui apparemment lui rendait compte de son voyage de Hollande, d'où il revenait et où il avait commandé les troupes françaises.
Le 1" juillet au soir, le Roi nous dit que M. de St- Ausnais lui avait écrit une lettre pleine de soumission *.
Il nous dit aussi qu'il tirait un fort mauvais augure de rétat de l'Angleterre, de ce que le Roi avait été obligé de faire faire des feux de joie pour tromper le peuple après le combat perdu ^.
maniUons (V. p. 48 et 44). On a oublié que cette idée avait déjà été précisée (V. p. 50).