On iit : « g'étant trouTÔ mal
3 . Les Lettres en vers deCb. Robinet à Madame parlent du grand lH>rte-
Triple-Coaronne.
Le Père Alexandre teptième, Qo*on eroyait à ton heor<f extrême, * A baifé les maint à la mort Qui pensait terminer son sort.
Qu*ou tienne donc clos le conclave...., Et que papables cardinaux, Pour le présent, soient en repos.
4. Ijou\% XIV, dans une lettre du 28 mai, remercie la reine Chrisline, I. 5
[Il est naturel aux gens qui sont élevés par la fortune de s'en enorgueillir tandis qu'elle leur rit, et de tomber dans la bassesse lorsqu'elle leur manque. Mais les princes doivent être exempts de cet inconvénient , parce qu'étant ce qu'ils sont par leur propre naissance indépendamment de la fortune , ils ne doivent pas changer avec elle. Ce que je vous en dis ' n'est pas pour vous flatter d'un vain orgueil sur votre condition , mais pour vous faire voir que tous les vices semblent excusables dans un homme de condition privée , parce qu'on les attribue à sa naissance, mais qu'au contraire il n'y en doit avoir aucun dans un souverain qui ne le rende indigne de l'éclat dans lequel il est né.]
Voyant la saison s'avancer , en sorte qu'il n'y avait plus lieu d'espérer de rien entreprendre par terre , je mis mon application tout entière aux affaires de la mer, réservant le reste à l'année prochaine. Cela n'empêchait pas que je ne prisse toujours le même soin de mes troupes.
Le traité fut achevé avec le duc de Neubourg ^ dans
qui est encore à Rome, des offres qu'elle a bien voulu lui faire: « la modestie avec laquelle elle s'en est expliquée à mon cousin le cardinal de Retz et au sieur abbé de Bourlemont n'empêche pas que j'en connaibse fort bien le véritable prix. » [Œuvr. de Louis XIV, t. V, p. 379.) Dans une autre lettre du 27 août : « V. M. aura pu voir» par la réponse que le sieur de Lionne eut l'honneur de lui faire dès la semaine passée, l'estime et la confiance avec laquelle j'ai reçu les offres portées par le dernier Mémoire qu'elle lui avait adressé, et ce que j'ai mandé là-dessus à mon ambassadeur à Rome. On agira de ma part avec un secret inviolable. > (ïbid., p. 383.)
1. Il semble que Louis ÎIV inter|telle directement son fils. Mais toute cette réflexion, ajoutée en marge, de la main de Périgny, peut bien être postérieure à la dictée faite par le Roi; quand on l'a écrite, on pensait à appliquer les Mémoires au Dauphin.
2. Cet article ne figure pas dans les Mémoires; il a été gardé, c'esl-à-
lequel devaient entrer l'évèque de Munster et plusieurs autres princes pour empêcher le passage des troupes de Tempereuren Hollande.
Il se présentait une difficulté sur le salut que les Hollandais devaient faire à mes vaisseaux , eux prétendant qtfaprès avoir baissé le pavillon, les miens les devaient aussi saluer de même sorte. Mais je donnai charge à Bellefons de le régler.
J'avais donné ordre au duc de Beaufort de s'avancer premièrement à Brest ou à Belle-Ile, pour de là être plus prêt à s'avancer vers les Hollandais \ Mais depuis je lui ai mandé de marcher droit à eux, ce qu'il observe avec tant de bonne foi que l'escadre de la reine de Portugal étant arrivée dépourvue de vivres , il n'a pas voulu qu'elle en prît à terre , peur de s'arrêter , et lui en a fourni de ses vaisseaux.
Dessein d'avancer le traité de Suède.
J'envoyai Gourtin en Allemagne pour terminer les contestations qui sont entre l'Électeur palatin et celui de Mayence, touchant le droit de Vilfranc ^;
dire retiré. C'crI ainsi qu'on peut interpréter la lettre G, qui eit on marge. G. ne peut pas vouloir dire : Gazeiu^ puisque la Gazette ne men* tionne pas le traité. U est resté inconnu jusqu'à nos Jours où M. Mignel Va, extrait des archives du minist. des aff. étrangères [Négoc, relaL à la suce, d"Esp.,X. II, p. 22-27). Conclu le 21 juillet, ee traité a troi&articles secrets signés le même jour à Fontainebleau : il ne doit avoir son effet que lorsque la nouvelle union des prince» de l'Empire , pour empêcher toute sorte de levées et de passage de troupes dans leurs Etats , aura été faite, conclue, signée et ratiflée, au moins entre les électeurs de Mayence et de Cologne, l'évèque de Munster et le duc de Neubourg. Le duc de Neubourg l'a ratiOé le 12 août. Des levées de troupes sont consenties par le signataire, moyennant des subsides de Louis XIV.
1. En marge on renvoie à un article précédent par ce mot mouprà. V. p. 64 : « le duc repart de La Rochelle, a
2. Le Palatinat souffrait beaucoup des courses des Lorrains , alliés de
Et La Feuillade vers Monsieur Ruiter pour tenir la main à lui faire exécuter de sa part les choses accordées entre moi et la Hollande ' .
Ne voyant rien à faire pour le reste de la campagne dans la mer Méditerranée, j'ai fait désarmer mes galères ^, résolu d'y renvoyer quelques vaisseaux dans peu pour y faire, durant l'hiver, la guerre aux Anglais.
L'impératrice est passée sans mouiller à nos côtes '.
Je n'ai pas été fâché que Ton volât quelques courriers espagnols passant par ici, pour les désaccoutumer de faire voler ceux qui passent en Flandre de ma part.
Pour retarder en quelque sorte la ligue qui se traite entre l'Espagne et l'Angleterre, j'en fis proposer une de ma part avec les Elspagnols, laquelle, quoique fondée en peu d'apparence, n'a pas laissé de partager le conseil d'État et de donner lieu à des écrivains indifférents
l'électeur de Mayenne, qni dévastaient le pays, enlevaient le bétail, emmenaient des prisonniers. Leduc de Neubourg, de son côté, armait en faveur de l'Électeur palatin {Gazette du 26 sept.]. — Courtin, qui avait été nommé le 28 mars à l'intendance d'Orléans , n'y alla pas, ayant été envoyé peu de temps après comme plénipotentiaire , d'abord aux conférences de Cièves, où Tut lignée la paix avec l'évêque de Munster, puis aux conférences d'Heilbronn, pour cette afTalre de Vilfraoc > qui traîna toute Tannée.
1 . En marge pont ces mots : « réservé , pour le mois de septembre. » Le 9 septembre, Ruyter reçut de la part du Roi l'ordrede St-Michel, avec une chaîne d'or que lui remirent le comte d'Estrades et le marquis de Bellefons {Bienfaits du Roi),
2. En marge, cette phrase est jugée « superflue, » probablement à cause de l'addition faite un peu plus haut : « galères désarmées. • (V. p. ab.)
3. Elle se rendit, au mois d'août, de Barcelone aux côtes d'Italie. — En marge sont ces motf: « avec Rome. » Cette observation vcut^elle dire que, dans les Mémoires, le voyage de rinfante, se rendant à Vienne, sera placé à côté des faits concernant le salnt-siége?
de mettre en question , lequel était le plus avantageux pour lacouronne^d'Espagne de traiter avec moi ou avec l'Angleterre *.
1. L'idée d'ofifrir à l'Espagne un projet de ligue offensÎTe et défensive pour l'empêcher d'accepter celle que lui ofifrall l'Angleterre, fut suggérée à Louis XIV par une conversation de l'archevêque d'Embrun avec le marquis de Caracena. On le voit par une lettre de Louis XIV à son ambassadeur (de Sl^ermain . 80 mai 1666) où il lui avoue bien que ce n'est qu'un artifice. « Tâchez là-dessus d'introduire quelque négocia- Uon qui puisse traverser celle du milord Sandwich, et même (en casque vous le Jugiei utile pour parvenir à la fin que je me propose) vous ne ferei point de difficulté de rentrer encore aujourd'hui dans la même négociation qui fut, il y a quelques années» entre vous et le duc de Médina; j'entends parler de celle où l'on proposait la jonction de mes forces avec celles d'Espagne pour réduire le Portugal , moyennant certains dédommagements que les Espagnols me donneraient. > Le 28 juin, larclievôque alla voir le duc de Médina, toujours chargé des affaires étrangères, mai? qui était moins écouté, n'étant pas courtisan du P. confesseur. Le 14 juillet, le duc lui communiqua la réponse du conseil: ce dont l'archevêque rend compte dans sa dépêche au Roi du 15 juillet. U annonce au Koi qu'il s'est engagé à mettre par écrit ce qu'il avait pro- Ijosédevive voix, et qu'il adresse à M. de Lionne la copie de son billet sur cette affaire. Louis XIV, dans une lettre du 24 juillet, n'approuve {jas que l'archevêque ait promis de s'ouvrir lui-même et par écrit sur les conditions du traité ; surtout parce qu'il craint que les Espagnols, ayant en main quelque preuve de l'abandon que la France fait du Portugal , ne s'en servent auprès decettu dernière puissance pour s'accommoder avec elle. Dans la lettre du 8 août, il blâme le billet écrit au duc de Médina le lô juillet. L'archevêque annonce (dépêche du U août) que le duc de Médina l'engage à demander un plein pouvoir pour traiter. Et le duc ^oute (dépêche du 26 août) qu'il regarderait ce plein pouvoir comme devant être inutile s'il ne lui était pas permis d'écrire, puisque l'on ne voulait traiter qu'à cette condition. Toute suspecte que parût l'offre de eette ligue, elle occupa beaucoup le conseil d'État et nuisit aux négociations du comte de Sandwich. Même un abbé Arnolfini publia un écrit sur eette question, l'exam'ma sous ses divers aspects, en débattit les inconvénients elles avantages de part et d'autre, et se prononça pour la France. Dans une lettre du 26 août, l'archevêque annonce l'envoi de cet écrit à M. de Lionne. Dans la dépêche du 22 octobre, il cite un écrit contre la ligue de France, réfutant celui d' Arnolfini ; on le croit d'un abbé italien
[Dans les grandes affaires, il ne se faut pas contenter de tenter seulement les moyens sûrs, mais il se faut servir de tout, et quelquefois il arrive q^e le raffinement de nos ennemis fait réussir une tentative que nous avons faite sans aucune espérance de succès. Il ne faut rien négliger.]
J*ai donné ordre dans mes ports que Ton y reçût la flotte hollandaise venant des Indes, et j'ai envoyé des bâtiments au-devant d'elle pour Ten avertir.
J'ai donné tous les ordres possibles pour la peste de Dunkerque, Gravelines et autres places : police, argent.
Il y eut quelque difficulté pour le traitement de mes ambassadeurs à Turin, en ce que la duchesse de Savoie prétendait les devoir traiter de même que faisait feu ma tante'; mais leur ayant fait connaître qu'en qualité de fille de France on lui avait déféré d'autres honneurs qu'en qualité de duchesse, le Duc se rendit à cette raison.
Je continuai de m'appliquer aux troupes, aux finances et à la justice.
Massarate, qai a commerce arec le duc de Médina. C'est du 2^ eefltembre qu*est daté le pouvoir royal euvoyé à rarchevfique pour traiter de la ligue avec TEâpagne. Loui» XIV était alors à Vincennes (Mignet, Négoc, relai, àlasucc. d'E»p., t. 1, p. 467-501). Ce plein pouvoir de la main du Roi est dans les Œuvr. de Louis XÏY^ t. V« p. 385. — Ainsi s'explique un article des Feuillets du Roi , à la date de sept. (V. p. 8): « Ordres envoyés à l'archevêque d'Embrun. » Ces ordres ne sont pas rappelés dans le Journal do Roi, parce qu'Us n'ont pas eu d'effet.
1. Une fille d'Henri IV, Christine, mariée au duc Victor- A médée. Madame Christine était morte le 27 décembre 1C63. Le duc Charles-£mmanuel uvait épousé le 11 mal 1665 Marie-Jeanne de Savoie, fille du due de Nemours.
Le magasin des passements ' s'ouvrit dans le mois d'octobre ^. L'on saisit chez les marchands ceux qu'ils avaient fait venir de dehors depuis la défense. On donna aux particuliers trois mois pour les vieux, après quoi ils demeuraient défendus absolument'.
Il s'établissait d'autres manufactures de draps, de glaces de Venise, de bas de soie.
Lesquelles toutes ensemble épargnaient à la France plus de douze millions par an qui avaient coutume d'en sortir.
[Grande utilité pour l'État.]
L^ 23 décembre, S. M. étant à Saint-Germain me dit les articles qui Suivent *.