‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 201 sur 302 · On lit: « hugnos · texte numérisé non relu

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2. Nous renvoyons encore ici, comme nous avons fait souvent, aux relations détaillées de la Gazette, qui semblent avoir quelque parenté aveo les Mémoires du Roi. C'est seulement dans les numéros de mars 1667 que sont résumées les nouvelles qu'on a eues du marquis de Tracy, le vainqueur des Iroquois. Cinq nations iroquoises étaient restées ennemies de la France. « Elles ne font qu'environ deux mille cinq cents guerriers, mais ont toujours empêché les progrès de la foi qu'on y publie depuis trente ou quarante ans. » Tracy avait 1,200 soldats de compagnies réglées, surtout le régiment de Carignan-Sallières. Le sieur De Couroelles venait d'arriver comme gouverneur de la Nouvelle-France ; le sieur Talon comme intendant. En février 1666» dans la saison la plus froide et la plus insupportable en ces quartiers-là, De Courcelles avait couru à travers trois cents lieues sur des neiges de quatre à cinq pieds de hauteur. Un autre , à l'été, avait fourni une navigation de plus de cent trente lieues. Le 14 septembre, le marquis de Tracy partit de Québec pour une expédition au delà des bois, au delà même du lac Champlain , sûr lequel faillit périr, par la tempête, une petite flotte de trois cents bateaux ou canots , et du petit lac du Saint-Sacrement, qui n'a pas moins de douze lieues. Le 10 octobre seulement, on se trouva sur les terres de l'ennemi qu'on était venu chercher de cent cinquante lieues. Alors commença une course de dix jours pendant laquelle fut utile l'expérience de cent sauvages. Algonquins et Hurons, nos alliés. Au retour, De Tracy eut encore une tempête sur le lacChamplain.il rentrait à Québec le S novembre. Nous copions la conclusion de la Gazette^ qui ressemble presque littéralement au texte des Mémoires du Roi: « Quoique cette ex-

L'accommodement de Brème se faisant, j'ai donné ordre à Pompone de demander leurs troupes ' , dont ib sont chargés, soit pour m'en servir en Pologne, soit en Allemagne, en cas de guerre avec TEspagne.

Ruvigni entretenait toujours un commerce de lettres avec milord Germain, par lequel la paix semblait se disposer ^.

Mais je ne laissai pas d'envoyer quatre cents hommes en Irlande, pour voir s'il y aurait quelque chose à émouvoir, afin que la nécessité de leurs affaires les pressât de conclure.

* [J'avais dessein sur l'île de Wight.]

Le chevalier de Clairville, ayant fait le tour de mes côtes et de mes frontières, je lui donnai audience pour savoir de lui tout ce qu'il avait vu ou pensé sur cela.

Ayant eu avis des friponneries qui se faisaient dans les provinces par ceux qui travaillent sous les gouverneurs, j'y ai donné les remèdes nécessaires, et mis des surveillants*

pédition n'ait point ét^ sanglante, elle a humilié l'orgueil des Iroquois, qui ont été contraints de quitter toutes leurs forteresses où ils se croyaient invincibles, leur apprenant, contre leur opinion, que lei» Français pouvaient les aller trouver dans le cœur de leur pays, sans que les rivières, les rapides, les montagnes et les rochers, l'épaisseur des bois ni la difilculté des chemins fussent capables d'étonner leur courage... On a réduit en cendres leurs cabanes, leurs palissades, leurs provisions, et tous leurs meubles, sans qu'il leur soit resté un épi de blé pour leur nourriture, ni même pour les semences de Tannée suivante... Du reste, le dessein des nôtres n'est pas de les détruire, mais d'en faire un peuple chrétien. »

1. Les troupes des Suédois. — La Gazette du 15 janvier 1667 cite des nouvelles de Stockholm du 1 1 décembre, d'après lesquelles le connétable Wrangel a ordre de ne faire aucune réforme de ses troupes « qui doivent être employées ailleurs l'année prochaine. »

2. V. l'article donné le 27 décembre sur le comte de St-Alban.

d'octobre 1666. SI

Comme j'avais continuellement des avis de toutes parts, on m'a mandé du Portugal que la reine et le ministre sont fort brouillés.

[J'étais bien averti que] la ligue était signée entre les États de Hollande et plusieurs princes d'Allemagne leurs voisins '. Mais, comme l'entreprise de Brome y avait donné occasion, il y a à présumer que cette affaire s'accommodant, elle se dissiperait.

[Importance de savoir ce qui se passe dedans et dehors.]

J*ai envoyé Milet au camp de Brème auprès de WrangeP, connétable ou chancelier de Suède, pour observer ce qui se passait, avoir correspondance en Pologne avec révêque de Béziers, et en Suède, avec Pompone, qui traitait pour moi, et pour faciliter l'accord de Brème.

Je consultais mes capitaines, et rêvais souvent à Ten-* Ireprise de Flandre. Et dans le doute de l'événement de la guerre ou de la paix avec TAngleterre, je faisais sans cesse des préparatifs pour être prêt à Tun ou à Tautre parti '.

1 . La Gaulle du 6 norembre annonce ce traité d'alliance défensive ligné à La Haye le 25 octobre entre les Provinces-Unies, le roi de Danemark, rélectcnr de Brandebourg, les ducs de Brunswick et de l.unebourg. Les députés en font part au comte d'Estrades^ amhassadeor de France, « qu'ils ont de temps en temps informé du progrès de cette né* gociation. • Ces derniers mots expliquent un article précédent du Journal (V. p. 42). Une alliance analogue doit être offerte à la Suède, à l'électeur de Cologne, au comte palatin de Neubourg,

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