DÉMÊLES AVEC LA PORTE, AVEC GÊNES
même toutes les honnêtetés qu'il lui avait d'abord contestées, et d'ailleurs me fit écrire , pour excuser son procédé, qu'il n'avait arrêté La Haye dans son palais, que par la crainte qu'il avait eue que ce ministre, emporté par son chagrin, ne se retirât sur l'heure de la Porte, et ne me vint rapporter autre chose que la vérité \ Ce qui fut, sans doute, une réparation fort remarquable, eu égard à la manière d'agir de cette nation ^, qui se relâche très-rarement dans les choses qu'elle a une fois entreprises *.
11 s'était passé une autre affaire ^ en cette cour, do laquelle je n'étais pas satisfait. Car, les Génois (corrompant l'ancien usage de toute la chrétienté qui n'avait eu commerce avec les Turcs que sous la bannière de France), avaient envoyé de leur chef des ambassadeurs i la Porte, et prétendaient y trafiquer sous leur propre bannière. J'avais chargé La Haye de s'en plaindre en mon nom ^, mais la mauvaise disposition où ce^te cour était
1 . A, on lit de plut ceci : « CetX ce que Guitry lui-même, ayant au dé' mêler de ses propres yeux, me rapporta bientôt après, et oe qui fut aus«i cooûrmé par diverses ieltrea de La Haye. » — Suit une longue phrase sur la satisfaction que doit avoir le Roi, le grand viflir ayant forcé pour lui seul ses sentiments naturels. Le rédacteur du texte C a bien fait de garder seulement l'idée qui termine tout ce développement.