Cette phrase est placée, an texte A, un peu plus bas
194 «ÉMOTRES PdUH 1666.
fviiner s'il serait i propos de reprendre nos premières pensées : par lequel discours, je crus ne pouvoir blesser ni rhumeur présente des Polonais, ni les espérances de la France ^
Et sur cet événement, je prendrai sujet de vous faire observer combien il est important que les princes portent dAns leurs propres tètes la meilleure partie de leur conseil et combien leurs paroles sont souvent importantes pour le succès ou la ruine de leurs affaires. Car enfin , quoique je vous parle ici continuellement des entretiens que j'ai avec les ministres étrangers, je ne prétendrais pas donner conseil indifféremment à tous ceux qui portent des couronnes de s'exposer à cette épreuve , sans avoir auparavant bien examiné s'ils sont capables d'en bien sortir. Et j'estime que ceux dont le génie est médiocre font et plus honnêtement et plus sûrement de «'abstenir de cette fonction que d'y vouloir étaler leur faiblesse à la vue de leurs voisins et mettre en danger les intérêts de leurs provinces.
Beaucoup de monarques seraient capables de se gouverner sagement dans les choses où ils ont le temps de prendre conseil, qui ne seraient pas, pour cela, suffisants pour soutenir eux-mêmes leurs affaires contre des
1 . On peut placer ici une indication dernière da texte A (33* cabîer. t. 111, ^ 92), empruntée au Journal (V. p. 76): • Comme je MvaiAque ce qui avait Te plus relardé Texécution du dessein que J'avais eu sur le royaume de Pologne, et ce qui pouvait encore y faire plus d*ol>stBcleÀ l'avenir, c'était la cabale de l.uboniiréki , Je pris résolutiou de Taire avec lui quelques conventions particulières, par lesquelles je prétendais l'engager & suivre en cela mes inleulion&. » — Bien entendu, la longue réflexion qu'on va lire au texte G accompagne les faits du 27* cahier du texte A. Le Journal l'annonce à la suite de ces faits (V. p. 6S).