Ce ton méprisant n'est pas dans le texte A
202 VÉVOIRES POUR 1666.
J6 croyais avoir satisfait a mon devoir envers Diea et que ce serait désormais à Sa Sainteté à faire le sien quand il lui plairait.
Cependant * le cardinal Ursin ^, dont le procédé (comme vous avez vu dans les années passées) n'avait pas été tel qu'il devait être ^, se rendit à ma cour, et m'ayaot fait paraître un véritable repentir de sa faute, me fit résoudre à Toublier et à lui rendre le titre de comprotecteur de France que je lui avais ôté.
Peu de temps après ^, je rétablis la discipline et Tunion dans Tordre de Citeaux. La division s'y était intro* duite par l'artifice ou le mauvais zèle de certains supérieurs particuliers qui, sous prétexte d'une réforme plus austère, voulaient secouer Tautorité du général, lequel, de sa part, soutenait que les nouvelles règles, auxquelles les réformés s*étaient voulu soumettre, ne les pouvaient
1. Avant l'afTaire da cardinal Ursin, \e% deux textes, dans lenr 14* cahier (A, 1. 11. r» 300: i, t. II. f» 128), en indiquent une autre : « Je chargeai le cardinal de Retz de chercher les moyens dont on se pouvait servir pour accommoder à Rome ies affaires qui regardaient la Sorbonne. « Le texte A ajoute, en marge^ cette phrase gardée par le texte 6 : « ... croyant que« comme ji était lui-même docteur, il trouverait plus aisément qu'un antre des eipédients convenables en cette matière. » Suit dans les deux textes nne réflexion : « Car. à dire vrai, j'étais bien aise que cela se ter* minAt »u plus t6l. él«nt persuadé que, dans les importantes occupations qui m'étaient préparées de toutes parts, il était toujours plus avaatageux que cette cour roc fût plus favorable que eostraire. » ~ Tout ceci est au Jeurnat (Y. p. 19) : Retz et Ursin étaient sur le même Feuillet du Roi.
2. Ce fiU est au cahier 14* du texte A, t. U , (^ 299, et du toite B. t. Il, ^ 128 (V. le Journal, p. 19).