‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 269 sur 302 · A et 6 : « dans l'affaire du due de Créqnl · texte numérisé non relu

A et 6 : « dans l'affaire du due de Créqnl

4. Les trois alinéa suivants sont, dans le texte A, au 23^ cahier, f« 372-376. V. le Journal, p. 47, qui n'a qu'une ligne pour le bref du pape, avec cette observatioa : « Détail à savoir. » Ypid le détnit do

LE CARDINAL URSfN. L'ORDRE DB CiTEAlIX. 203

pas dispenser de la soumission qu*ils deyaient à leur supérieur naturel '.

Cette affaire me parut d*autant plus digne de mon application [ que ^ cet ordre était inâniment célèbre , et que le schisme que Ton y voyait portait un scandale général à toute rÉglise, outre] qu'ayant été entreprise dés 1 année 1633 par le cardinal de La Rochefoucauld, homme de stifiisance et de piété singulière ^, et depuis poursuivie

texte A : « ^ti fus obligé quelques jours après (après la dii^cussion sur ]e» Jansénisme. V. le Supplément aux Mémoires de 1666, n* 17) d'agiter eDfore dans mon eonseil ane antre alfaire qui regardait TÉglise. U s'agissait de réformer l'ordre de Cîteaux, dont les particuliers et le» communautés même s*étaient, disait-on, par le cours du temps , beaucoup écartés des anciennes règles d€ leur première institution, » — La suite du texte A est bien longue et traînante. t.'expoaition diffère sensifatlemenl dans ces textes A et C*

1. A, on Ht tout on développement sur les contestations qui se rallument à la Tue du bref pontifical demandé par le Roi : « les uns voulant exécuter celle bulle ponctuellement en la forme où elle se trouvait, et les autres en demandant une toute différente. Les premiers, qui paraif- •aient les plus sincères, avaient pour eux l'autorité de leur général, et semblaient en effet ne chercher autre chose que de raivembler tous tes membres désunis sous l'autorité de leur vériialHe chef. Les derniers, qui voulaient paraître les plus zélés, mais qui n'étaient peut-être que les plus factieux, avaient à leur tète quelques abbés partlonliers, et, demandant avec ohaleur une réforme plus austère, se promettaient apparemment de couvrir, sous un prétexte si beau, la secrète intention qu'ils avaient de se cantonner contre leor supérieur. » Le Msc. ajoute ceci» qui a été effecé : «Cependant, sur oe point seul. Ils renouvelaient toutes leurs préluntions. comme si jamais elles n'enssent été jugées. •

2. Ce qui est ici ajouté en marge se Ht ainsi au texite A : « qne cet ardre était célèbre dans mon État et s'étendait dans les pays étrangers; que le tumulte q\>i s'y était fait depuis ces dernières contestations avait été scandaleux à la vue des peuples ; » et de plus ceci : « quo souvent les rois mes prédécesseurs s'étaient chargés avec succès de partHles fonctions. •

3. A, il y a uno idée de.pha t «'flMto tout oe quMl avait pn faire de mieux avait plutèt adievé do broaiHer oet ordre qu'il n'avait contribué à le régler. •

non-seulement dans toutes les juridictions du royaume, mais devant le pape même \ assisté pour ce sujet des plus, habiles cardinaux, elle n*avait pu être achevée ^.

Ainsi je fis rapporter Taffaire en mon conseil. Mais (comme s'il eût été du destin de cette afiaire de n'être jamais terminée ^) mes conseillers * se trouvèrent partagés en opinions, et je me vis dans la nécessité de la décider par mon seul suffrage ^, lequel je donnai en faveur du général. Car outre les raisons du fond, qu^il serait ennuyeux de déduire ici, et ^ le sentiment du pape qui en avait jugé comme moi, je considérai ^ qu'il était de l'avantage de TÉtat de conserver sous robéissance de ce chef d'ordre tous les cx)uvents étrangers qui offraient de s'y ranger, et qu'il était de la prudence d'un

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