V. le Journal, p. S
4. A, iàid,, une de ces ralsonSi qu'indique le Journal, p. &9« ett développée t « Les esprits de ht Grande-Bretagne n'étaient pas encore pu disposition de recevoir agréablement de pareilles offhes; car quoiqu'ils fissent paraître par leurs discours qu'ils les voulaient accepter, ils y mettaient en eilét une condition dont ils saTaient bien qu'on ne tomberait pas aisément d'accord , qui était que l'on fût obligé d'aller broder sur leurs terres. Les Suédois prirent Inutilement le soin de leur représenter, que cette affliire se devant négocier avec moi. il n'y avait pas d'apparence à me faire une pareille proposition ; car les Anglais malintentionnés répondaient, que cette querellé n'étant pap I4 mienne^ mais seulement celle des $tats, ils croyaient èlre bien fondés à prétendre sur eux c^Ue prérogative. Mais, dans la vérité, cette chicane était l'effet du secret dépit que le roi de (a Gr^ode-Bretagae avait alors contre les Suédois. »
5. A, Ufid,, d*i^rèi le Journal, p. $S : « qu'ils oe i^étalen^ 9Dg*S^ ^
RÉFLEXION. CB QOE TAOT LA HBLMIOR DES TRAITÉS. 9X7
4e h part des MoscoYiies, et qu'il n'était pas raisonnable qu'ils s'engageassent i soutenir la querelle de leurs alliés au préjudice de leur propre défense. Mais * il était aisé de découvrir que la véritable raison de leur procédé était seulement qu'ils croyaient trouver plus d'avantage à quitter dans cette occasion le roi d'Angleterre qu'a le servir comme ils avaient prorais.
D'oà je crois ' que vous devez apprendre deux choses , l'une, que ni ' la religion des traita ni la foi des paroles donnée» ne sont pas asseï fortes pour retenir ceux qui naturellement sont de mauvaise foi, et l'autre, que, dans l'exécution de nos desseins ^ , nous ne devons faire de fondement que sur la connaissance de nos propres forces.
1m lenrir contre le Deaemerk qo'ea œs qu'Ue n'eoaienk pat d'aUleart (Taatres afbires. »
1. A. « Mais le prétexte dea MoseoTites paraitaait aux yeux de toute U terre si viaUUemeBt recherché qa'eoeore qne lee AnfUte, ne peuTant faire mieux, euieent été eoniraiota de t'en eoatenter eu appareoee, ila ne laitaalent pat de oonterver au fend de leur coeur un cuitanl chagrin de te Yolr titH ahandennét par eeax qui leur avaient promit de lee ataitter. a
2. Cet réflexiont sont dant le texte A, à la tuiie det laitt qu'on Tient de lire (26* caliier, t. III, r.23 et tuiv.).— Eilet ont été conçuet certainement à roeeieioB detSoédoit t « gtaveraét par «ne etpèce de ténatdont teutet let rétoluUont éUient régiéet par le teul intérél prêtent. > (V. p. 221.) On lira la même idée un |)eu plut loin. — 11 y a très-peu de différence entre let textet A et C. Le texte A débute ainti : « Cet exemple doit vont aMM^odr» à ieurt dépent» mon flU, que... » Le Journal, p. 58, annonee la réflexion générale tur nmerprétation dea traitée, malt tant i'oheer* TAtioa malveillante pour let EUU où ne règne pat i'aUoluiiame.
S« A, U 7 a teulement : « que ni det parolet donnéet ne tont^. > 4. A. « let tecourt étrangert ne doivent pat nout patter pour un
fondement toUde, et que lunia n« poufona étâhUr aûremant not projeté
que tur... »
228 MÉMOIRES poim 1666.
Encore qu'il soit de la probité d'un prince d'observer indispensablement ses paroles , il n'est pas de sa pru* dence de se fier absolument à celle d*autrui \
Il faut ^ même savoir que, sur ce sujet, les plus fortes précautions sont inutiles. Il n'est point de clause si nette qui ne souffre quelque interprétation, et, dès lors qu'on a pris la résolution de se dédire, on en trouve aisément le prétexte.
Chacun parle dans les traités suivant ses intérêts présents; mais la plupart tâchent après d'expliquer leurs paroles suivant les conjonctures qui se présentent^ et quand la raison qui a fait promettre ne subsiste plus, on trouve peu de gens qui fassent subsister leurs promesses.
Mais je crois même vous devoir observer ici^ pour votre inslruction particulière , que cette façon d'agir est plus à craindre dans les États qui se conduisent par les suffrages de plusieurs, qu'en ceux qui ' se conduisent par l'ordre d'un seul.
Les princes en qui l'éclat de leur naissance et l'honnêteté de leur éducation ne produit d'ordinaire que des sentiments nobles et généreux, ne peuvent laisser tellement altérer ces bons principes qu'il n'en demeure toujours quelque impression dans leur esprit.
Cette idée de^ vertu, quelqueeffacée qu'elle puisse être par la corruption du temps, donne pourtant toujours
1. A. « Et qaoiqu*on ne 8e sente pas capable de tromper personne, il ne faut pas se persuader qu'on ne soit pas capable d'être trompé. >
2. A. « Quelques précautions que notre esprit nous fournisse, l'Infidélité des autres les peut éluder sans peine, et quelquefois même sans reproche. »
3. A : « ... qui sont gouTeroés par les ordres absolus d'un seul. •