‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 295 sur 302 · AUGMENTATION DES GARDES DU ROI · texte numérisé non relu

AUGMENTATION DES GARDES DU ROI

je les fixai * à huit cents maîtres, tous anciens soldats ou officiers réformés, à la réserve de vingt jeunes gentilshommes que je laissai par compagnie pour y apprendre leur métier.

L'empressement de me servir était si grand que nia

un serviee où l'on éUil exposé de si prèn à met yeux. D*où il arriTait que J*éta2fl pretsé «ana cesse de mille endroits pour donner des places daos mes gardes du corps; et sans doute que, de mon côté. J'aurais aussi trouvé beaucoup de satisfaction à pouvoir favoriser en cela tous ceux qui m'en paraissaient dignes. Mais le nombre des places étant toujours plQs que rempli, et les grandes dépenses de l'État me faisant trouver de ta difficulté à les augmenter daus uu temps où les affaires ne pressaient pas encore,, il arrivait que, pour un à qui J'avais le plaisir d'accorder eette grâce , J'avais le chagrin de la refuser à cent. » Jusqu'à présent, dans ce texte, il n'est question que des anciens cadres à remplir, il ne s'agit pas d'augmentation. Voici ce qu'on lit à la suite : « Mais après y avoir bien pensé, je trouvai le moyen d'en contenter beaucoup sans pourtant augmenter presque rien de ma dépense ordinaire. Et l'expédient que Je pris pour cela fut d'augmenter le nombre des places de 70 par compagnie, savoir de 20 cadets et de 60 offlders réformés, à condition que les cadets n'auraient point de paye qu'ils ne fussent parvenus par leur ancienneté dans le nombre que j'avais accoutumé d'entretenir. Ce que J'ordonnai d'autant plus volontiers que J'étais bien persuadé que tous ceux qui se donnaient à moi en cette qualité étaient gens accommodés et qui recherchaient plutôt l'honoeor de servir que la subsistance attachée au service. » Les trois chiffres 90^ 90^ ëm^ dont la place avait été laissée en blanc, semblent i^outés de la main de Louis XI Y. Et lorsque le morceau a été recomposé ainsi t « ... à condition que les cadets attendant n'aoïmlent point de paye. Ce que J'ordonnai... » Le mot « atumdans » ressemble aussi à l'écriture de Louis XIV. Le Journal, p. 64, indique l'idée.

1 . Ce ûdt est bien plus loin dans le texte A, au-84« cahier (t. 111, t> 98) ; • Je mis mes gardes à huit cents maîtres, sans les officiers, avec réio- Intion de les tenir toujours effeetiCi , sans qu'une seule place pût être vacante, ayant toujours des surnuméraires préparés pour entrer au lieu des absents. Et ce corps était d'autant plus considénble qu'à la réserve de vingt cadets (Y. la note précédente) que J'avais gardés pour chaque compagnie, tout le reste était composé d'officiers réformés, ou du UMliit de ca? allers qui s'étaient distingués an service, a

plus grande peine, en toutes les occasions qui s'offraient de faire quelque chose, élait de retenir ceux qui se présentaient : comme il parut ^ lorsque je voulus jeter du monde sur mes vaisseaux à Dieppe. Car, outre les gens commandés, il se présenta un si grand nombre de volontaires, que je fus obligé ^ de les refuser tous, et même d'en châtier ' quelques-uns de la première qualité, qui, sachant qu'ils seraient refusés, se mirent en chemin sans m'en demander congé.

J'entretenais une discipline si exacte dans mes troupes, qu'en ayant envoyé en divers temps chez mes alliés, en Italie, en Hongrie et en Hollande, elles ne donnèrent jamais le moindre sujet de plainte, quoiqu'elles eussent eu quelquefois d'assez grands sujets de mécontentement. Aussi avais-je soin de les faire payer

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