SOIN POUR LES BEVUES. USTENSILE DES SOLDATS
Comme Tustensile ' était un des principaux sujets de querelle entre Thôte et le soldat, ce fut une des choses que je pris plus de soin de régler ^ , fixant celle des fan» tassins à un sol, celle des cavaliers à trois, dont un tiers seulement était payé par l'hôte , un autre par le corps de la ville , et le dernier par le général ^ de Téleclion. Et en cas que, sur Texécution de mes règlements, il arrivât quelque contravention ou quelque dispute, j'ordonnai aux commissaires et aux intendants de les régler,
I. Pour ce qui suit, on a, comme plus haul pour le règlement au sujet des désertions, un fragment isolé (l. 111, r*> 117) et les tixles A et B (A, au !!• cahier, t. Il, f 276; B, 10« cahier, t. Il, f* 96). Ces trois textes sont peu différents les uns des autres; tous donnent un long préliminaire au règlement de l'ustensile : « U n'était pas moins important ni moins malaisé d'établir Tordre et la discipline dans les quartiers où les troupes faisaient leur séjour. J'avais, avant toutes choses» voulu qu'elles ne logeassent que dans les villes oa dans les bourgs fermés, comme étant les lieux où mes règlements se pouvaient observer avec plus d'exactitude. Mais comme les vivres enchérissent naturellement partout où il arrive un surcroît de gens capables de les consommer, il se trouvait, en beaucoup de lieux, que leur solde n'était pas sufilsante pour les faire subsister commodément, et qu'ainsi on les voyait souvent réduits à la nécessité de souffrir beaucoup ou de fîsire beaucoup souffrir leurs hôtes. Mais ce qui contribuait le plus au désordre était que les choses qui It ur devaient être fournies sur les lieux, par forme d'ustensiles, n'étant puint précisément limitées, s'étendaient tantôt plus, tantôt moins, au gié des plus mauvais. Car, dans les quartiers auxquels les soldats étaient les plus forts ou les plus hardis, ils prenaient d'ordinaire, avec insolence, plus qu'il ne leur était dû ; et, dans ceux où les habitants étaient en plus grand nombre et de plus mauvaise humeur, ils ne voulaient souvent pas fournir ce qui eût été raisonnable. • Le telle X ^t. III, f* i 18 v*) ajoute en marge cette réflexion , répétée par les dtux autres textes : • ... d'où U arrivait qu'il y avait toujours dt's {iluiiitee à écouter de la part de quelqu'une des parties. »
t. Textes X, A et B : « par une loi commune à toutes les terres da mon obéissance. » — (V. le Journal, p. 42.)