‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 301 sur 302 · CRAQUE PROFESSION EST IN SOUTIEN DE LA MONAHCHIE · texte numérisé non relu

CRAQUE PROFESSION EST IN SOUTIEN DE LA MONAHCHIE

donne par son industrie toutes les choses qui servent à la commodité du public, et le marchand assemble de mille endroits difTérents tout ce que le monde entier produit d^utile ou d'agréable pour le fournir à chaque particulier au moment qu'il en a besoin.

Les financiers, en recueillant les deniers publics, servent à la subsistance de TEtat ; les juges , en faisant l'application des lois, entretiennent la sûreté parmi les hommes, et les ecclésiastiques, en instruisant les peuples a la religion, attirent les bénédictions du ciel et conservent le repos sur la terre.

C'est pourquoi , bien loin de mépriser aucune de ces conditions ou d'en favoriser l'une aux dépens de l'autre, nous devons [être ' le père commun de toutes] prendre soin de les porter toutes, s'il se peut, à la perfection qui leur est convenable, et nous tenir persuadés que celle même que nous voudrions gratifier avec injustice n'en aura ni plus d'affection ni plus d'estime pour nous, pendant que les autres tomberont avec raison dans la plainte et dans le murmure.

Si pourtant malgré toutes ces raisons vous ne pouvez vous défendre, mon fils , de cette secrète prédilection que les âmes généreuses ont presque toujours pour U profession des armes, prenez' garde surtout que cette bienveillance particulière ne vous porte jamais à tolérer Us emportements de ceux qui la suivent , et faites que Taffection que vous aurez pour eux paraisse à prendre

1 . L*idée miM Id en interligne eit nn peu plos bti dans le leite B, où on lit t « ... être le joge égil^ » pois : «... éure le Juge incomipUble et le père eommnn... »

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soin de leur [subsistance et de leur] fortune plutôt que laisser corrompre leurs mœurs.

Là finit le 1 1« cahier de notre texte C, avec quatre lignes du v^^du f»278 (t. III, Msc, n® 2281 du Snppl. franc. Bibl. imp.). Ce cahier n*a que quatre f^ : le S* en avait cinq, le 6' en avait dix, les autres huit. Cette inégalité de nombre peut faire admettre que le 11* cahier, même aussi court, est complet. Tout porte à croire que c'est bien là que se terminaient les Mémoires de 1666. Aucune partie importante des textes antérieurs ni du Journal ne parait omise , excepté le développement particulier consacré à l'incendie de Londres, qui n'avait pas de place bien déterminée, comme l'avoue même le rédacteur dont nous renvoyons les pages au Supplément aux Mémoires de 1666, n* 81. Le texte C a pu, sans scrupule, n'en pas tenir compte.

Nota. — Le Supplément aux Méiioiiies de 1666 esl eo lète du second volume.

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