S.Fr.22Sl,t. I, M23r
ÉRUMÉRATION DB CES ÉCRIYAIIIS. XLT
coup à écrire, aurait-il fait cette grâce à Louis XIV d'être son secrétaire, comme il était celui de TAcadémie? Et le iarouche Mézeray qui finit par retrancher, dans ses Histoires, une partie de la vérité quand Colbert supprimait une partie de sa pension, ne serait-il pas venu à résipiscence un peu plus tôt qu'on ne Ta dit? Il aurait été glorieux pour les Mémoires de porter le nom d'un historien foiérite : mais il vaut mieux pour la réputation de Mézeray qu'on n'y voie pas sa main. Il était un autre personnage qui n'eût pas eu de sacrifice d'indépendance à faire pour devenir le rédacteur des pensées intimes du Roi. Au contraire, si on l'eût laissé libre, il eût embouché la trom* pette héroïque, et converti le Journal en épopée : il avait presque une position de &vori, il était le distributeur des bienfaits du Roi, destinés aux gens de lettres, dont il prenait sa lai^ part. Chapelain, gardant en portefeuille les douze derniers chants de sa Pucelle^ pour qu'ils n'eussent pas le triste sort de ceux qui avaient vu le jour, gagnerait aujourd'hui auprès du public, qui ne demande pas la fin du poème, à être reconnu pour l'auteur principal des Mémoires du Roi. L'examen superficiel des écritures m'a &it hésiter un instant en sa faveur : il faut y renoncer pour lui comme pour tous les autres, que je ne me reproche pas d'avoir fait comparaître. Ces gens d'esprit, ayant déjà des droits à la célébrité, ne m'en voudront pas de réclamer au milieu d'eux le droit de cité pour un contemporain délaissé qui, à la connaissance du plus grand nombre, n'avait pas d'autre titre de gloire littéraire.
La conformité d'écriture est la première condition pour revendiquer un ouvrage manuscrit. Heureusement pour Périgny, un billet signé de lui donne des traits de ressem-