ÀHdc régner f du P. L«mojroe. 1666, in-f*, p. Zh
Le p. LEMÔtNfe. LJLXIX
aura de renvoi à l'auteur préféré. C'est pour hh mot ajouté ati Journal du 15 tnai 1666^ sur la jactance, qu'en est faite la seule citation dire<ite.— La clémence, la bonté donnent lieu aussi à de longs dételoppements. La clémence peut s'allier avec la justice; mais il Jr atme certaine mollesse, dangereuse et à éviter ; quand le Priiice chfttie, il faut qu'il se garde de lui-^méme. On distingué la bonté de perfection et la bonté de bienfkisance : leé nobles ont droit à quelques préférences, maiâ que le Prince soit de facile accès. Dans le discours sur la libéra^ lité, les gens de lettres ne sont pas oubliés^
Les subtilités casuistiques trouvent encore un peil leur phce, même dans l'examen de ce qu'il appelle les aides, qui sont, au point de vue bumain et pratiqué, d'une ab-^ solue nécessité : le conseil, les finances, les annes. Fout* le conseil, que le Prince se garde de la suffisance, de l'opiniftireté, de la coiifiance. H doit ménager le bien de ses sojets tsomme leur sang, il doit les ù^ter comme ses enfiints ; il gagne beaucoup et ne perd rien par la modération des impôts. Bien choisir ceux qui auront à manier les finances, mesurer sa dépense par ses moyens, imposer de préf^^Bce les matières de luxe, ce sont des idées fooniies an théologien par l'histoire de la monarchie ; le luxe royal n'est pas condamné, les réjouissances sont permises an Prince* L'auteur pense sans doute au! fêtes récentes des carrousels^ dont parleront les Mémoires pour le Dauphin. H est démontré, dans le dernier dis^ cours, que la guerre n'est pas contre l'intention de la nature ni ccMitre les lob du christianisme; pourvu que la cause soit juste et qu'on use des armes avec modération, qu'on prévienne les désordres par la discipline^ on peut