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2. Mél. Mae. de Philib. de Lamare, eommencés en 16Î3» art. 3S1 (Ponde BouhieT) 34]. L'impreesion de oette histoire ft*achefait quand le P. Lemoyne onourat (22 août 1671).
tXXYltl DE LA COMPOSlTlCm DES lÊMOIRES.
Nous arrivons aux moyens de Wen régner; il y en a sept : la prudence, U justice, l'acitorité, la bonite foi, la clémence, la bonté, la libéralité. La prudence est suc-^ cessivement inventive, eiaminatrice, exécutrice ; l'itiventive est celle qui trouve les idées, elle équivaut à la vivacité d'esprit, elle a son contraire dans la précipitation; l'examinatrice a pour contraire l'inconsidération; Texécu" frice demande diligence et constance dans l'action. Ce qui est dit sur la justice sent un peu moins la scbolasti-* que : il 7 a un mot sUr les grands jours et sur les chambres ardentes; l'auteUr demande l'égalité dans là punition des crimes, et la récompense du mérite et des services. Les discours sur l'autorité et sur la bonne foi ont été goûtés particulièrement par les rédacteurs des Mémoires pour le I^uphin. Dans le premier, il est bien recommandé au Prince de ne pas souffrir que personne gouverne à sa place ; on montre le péril qu'il y a pour lui et pour les sujets en l'administration d'un seul : que le Roi ait donc plusieurs ministres. Quant à la bonne foi, elle est le commun lien du genre humain, le nœud invislMe de toutes les sociétés *, nécessaire & l'autorité du Prince et à la fidélité des sirjets, base de l'honneur et de la réputation du Prince. La conscience et le salut lui en font un devoir : il ne faut pas l'engager témérairement Mais qu'elle soit gardée même aux ennemis* — N'oublions pas oes phrases : elles nous seront rendues presque textuellement dans UUe page curieuse des Mémoires (Supplément de 1666), qui taira avec discrétion son origine. Ni ici, ni à l'occasion de l'autorité du Prince et du choix des ministros, il n'y