CXXIV DE LA COMPOSITION DES MÉMOIRES
vérole partout cette année. C'est pourquoi il faat chercher le meilleur air, et celui-là est admirable. Comme on ne sait pas encore ce quMI aura, et que ce pourrait être la petite vérole, je TOUS prie de prendre garde à mademoiselle de Toussi, et de prendre toutes les précautions pour qu'il ne lui arrive pas comme de la rougeole. Vous savex que j*ai beaucoup d'inquiétude pour elle et que je la prie de se conserver. Je ne vous dis rien de ce qui se passe ici : car je ne doute pas que la Keyne ne vous fasse savoir tout ce que je lui mande. C'est pourquoi je finis en vous assurant de mon amitié. »
L'inquiétude était générale pour cette crise nouvelle dans la santé du Dauphin, à en juger par une lettre de Guy Patin, écrite de Paris le 12 août (Lettre DCCLV): « Monseigneur le Dauphin est malade. On fait ici des prières publiques pour sa santé. Oh ! Seigneur I Que le malheur de sa mort n'arrive jamais de nos jours ! j'aimerais mieux mourir que de voir mourir à Compiègne ce petit prince qui est nécessaire à la France et môme à toute l'Europe. » Le danger ne dura que quelques jours; c'est sans doute le jeudi le plus voisin du 11 août, le 18, qu'il faut placer le billet suivant :
M*» 13. — ff Au camp devant Lisle, ce jeudy à minuit ^
< Je viens de recevoir une nouvelle par Renaudin', qui me donne une joie sensible ' et un calme à mon &me le plus grand du monde. Je soubaiterais, comme vous, que vos lettres eussent été prises ; mais je les ai toutes eues, et par conséquent l'inquiétude