ADTAES LETTRES DU ROI A LA GOUVBRN. 1668. CXXX1II
imptUence. PtUes en sorte que j'en reçoiTe devant nenf heures. Je ne tous dis rien de plus : car je crois que vous ne doutez pas des sentiments que j*ai pour tous, i
La campagne de Franche -Comté est commencée le i lévrier; le 7, le Roi est à Dijon.
NO 18. — « A Dijon, le mercredi 8« de février 1668 K
c Les ttOQT^les que tous me donnez de la santé de mes enfonts me donnent bien de la joie. Je sonliaite qn*elle soit toujours par« faite et de les revoir bientôt... >
Le 21 septembre de cette année, Louis XIV nomme un gouverneur pour le Dauphin : mais c'est totgours la gouvernante qui en a la surveillance et la garde maternelle. La cour quitte Saint-Germain pour Cbambord, où Louis XIV reste, sans ses enfants, du 30 septembre au 15 octobre.Un second fils lui est né au commencement du mois d'août : c'est un surcroit d'affaires et de soucis pour madame de La Motte.
N<» 19. — c A Gliambor, le x* d*octobre 1668 K
c Je snis très-aise que mes enfants se portent bien et de ce qne vous me mandez de mon fils. J*espère , en arrivant , de les trouver tous tels qne je le désire et vous consoler de la peine que vous aviez quand je suis parti. Si mon amitié y peut faire quelque , chose et la satisfaction que j*ai de vos soins, vous la devez bien
I. Mm. p. &• La talHe met, par inadvertanoe : « janvier; » le mot cependant aii bien lisible.
3. Mfle. p. 9. La table met, on ne sait pourquoi t « lettre d'Orléans, le ... octobre 1668. »
CXXXIV DE LA COMPOSITION DBS MÉMOIAES.
<$tre [consolée^]; cir od ne peut être pins cODlent dé tous qtae Je le suis ni tohs aimer pins qne je fais. »
Nous donnons à la suite la lettre qu'on va lire ; sa place est déterminée par le fait énoncé au d^ut : le Hoi fut en efiet de retour à Saint-Germain lé Sti octobre.
N<» ÎO. — « A Cbambor, ce vendrectS 42« '.
« le serai dimanche 21* à Saint-Germain, où f espère Iroufer mes enfants en bonne santé. Je mandé à Montausier de mener mon fils au-devant de moi ; et à vous je vous dirai de m*attendre dans le château avec autant d'impatience que j'en ai d'arriver. Vous ne doutez pas que je sois très-content du soin que vous avez d'eux, et que, pour le reconnaître, je n*aie pour vous toute ramiiié que vous leur ' témoignez. Soyez-eu bien persuadée» et que je le suis de vous comme je dois et comme vous le meniez. »
En 1069, comme en 1668, Louis XIV, au commencement de Tautomne, quitte Saint-Germain pourChambord, où il réside du 18 septembre au 18 octobre. De là les trois billets suivants, qui peuvent bien n'avoir pas été écrits par le Roi, mais seulement dictés. L'orthographe y est mieu3t mise qu'à l'ordinaire ; le mot Chambord est écrit comme on l'écrit toujours, tandis que Louis XIV a daté et datera encore de « Chambor; » les caractères, en général, sont moins larges et plus droits ; on y voit une
1. Je complète ainsi la phrase; mai» l^uia XIV n*a rien mis, oubliant sans doute comment il l'avait oommencéeé L'idée de « oonaolée » ait dans la phrase précédente.