‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 90 sur 302 · C'est le premier médecin du Rei. &. Mbc. p · texte numérisé non relu

C'est le premier médecin du Rei. &. Mbc. p

LETTBB8 DE 1671. MORT DU FftÈRB DU DAUPHIN. CXLI

coapCe * de la stnté de mes enfants, inespéré troufer mon fils le duc d* Anjou en meillear état àt notre arrifée à Saint-Germain« Mens y serons, Diea aidant, le 14 on 15* de ce mois, et vous dis* poserez les choses en sorte que mes appartements poissent être libres dans ce temps-là. »

La maladie marche si vite , que, d'après d'autres nou* velles sans doute, le Roi écrit, le 6 juillet, de la même ville d'Ath, au duc de Montausier * : « Hier, je vous mandai que nous serions à Saint-Germain le mardi ou mercredi de la semaine prochaine , mais nous y serons samedi au soir, il de ce mois, ayant résolu de partir demain sur la nouvelle de la maladie de mon fils le duc d'Anjou. Vous avancerez à proportion le délogement de mon fils pour aller au Château-neuf, et son départ afin d'aller à notre rencontre à Franconville. »

Le Boi n'a pas le temps d'arriver : l'enfant meurt. Le Dauphin ne paraissait pas beaucoup plus solide : on employait avec lui, dans ce temps-là, au commencement de juillet, tous les moyens d'hygiène et de médecine, mais en l'amusant , en couvrant ses bains de fleurs d'oranger, d'œillets, et de toutes sortes de bouquets, en lui donnant la distraction de luths et de violons , avec les voix de mesdemoiselles de Lange et de Lavalette '. Même les maladies ne se passent pas chez les princes comme chez les autres hommes, excepté à l'article de la mort, où l'égalité recommence. Bossuet et Montausier désapprouvaient ces délicatesses de soins : ils donnèrent

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