‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 91 sur 302 · CEmvrêê de Uma XIV, t. V, p. 4S · texte numérisé non relu

CEmvrêê de Uma XIV, t. V, p. 4S

3. JowrmU da talet de chambre Doboit, le 2, le 6 juillet 1671.

CXLII DE LA COMPOSITION DES HÉMOiaES.

congé aux luths et violons ^. Il fant croire qu'ils ne sup* posaient pas le Dauphin très-malade, mais seulement très-effémioé ou très-paresseux, puisque, le lendemain des funérailles du duo d'Anjou son frère, le 14 juillet, lorsqu'on devait trembler pour la vie du fils unique du Roi, ils ne tiennent pas compte de ses mines, et de ses défaillances, et s'opposent à ce qu'on le remette au lit. « Ils se moquèrent de moi , raconte le valet de chambre Dubois , alors en quartier auprès du prince , et me dirent que je ne connaissais pas M. le Dauphin et que tout ce que je voyais n'était que pour éviter les études. » Dubois ajoute un détail très-vulgaire qui explique comment le Dauphin pouvait jouer le malade ; a Je n'ai jamais vu enfant ni personne qui prenne lès médecines avec plus de facilité que fait Monseigneur, n

Il est certain qu'à l'automne, presque tous les ans, il avait la fièvre à Saint-Germain. Comment dépister le mal? Par le changement de résidence? C'est l'opinion de madame de Sévigné. Dans une lettre du 22 juillet, neuf jours après les funérailles du duc d'Anjou, annonçant les déplacements prochains de la cour, qui ira à Fontainebleau, qui ne fera pas les voyages projetés de Rochefort et de Chambord , elle ajoute : « On croit qu'en dérangeant les desseins qu'on avait pour l'automne, on dérangera aussi la fièvre de M. le Dauphin qui le prend dans cette saison à Saint-Germain. Pour cette année, elle y sera attrapée ; elle ne l'y trouvera pas, »

Par une nourriture plus solide? C'est ce que pense son valet de chambre Dubois. « Ce ne fut, dit-il le 13 août

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