V. p. Tiu etioir
CXLVIU DE LA COMPOSITION DES MÉMOTRBS.
rignorons, puisqu'une grande partie du travail n'a pas été retrouvée. Elle embrassait près de cinq années (1660- 1665), est-il dit dans le manuscrit*. Or, on n*a absolument rien pour les années 1663, 64, 65; Tannée 1662 est très-incomplète; la première année, 1661, est seule intacte. Nous ne tenons pas compte, pour les années qui sont entièrement perdues, de Taride aperçu des finances dont le texte est dans nos premières pages : cette brève nomenclature de faits spéciaux ne ressemble pas à un travail de mémoires. L'étude des parties conservées suffira à faire juger de l'ensemble, et ne donnera pas de regret dé celles qu'on n'a plus.
Les rédacteurs aux gages de Louis XIV n'appelaient j)as cet examen vague et superficiel des années antérieures à 1666 une introduction : pour eux, c'était <( la première partie » des Mémoires '. Prétention mal fondée et maladroite. Ils mettaient donc, d'après leur division, cinq années d'un côté , et de l'autre deux environ : le partage n'était pas égal. On pouvait leur demander comment la première partie, embrassant un temps assez long, contenait si peu de faits précis et solides, tandis que la seconde était bien plus chargée d'événements, bien plus riche d'idées. Us ne voulurent pas avouer qu'ils n'avaient été les confidents de Louis XIV, qu'ils n'avaient écrit le Journal sous sa dictée que pour les années 1666 et 1667, qu'ils étaient , pour les années précédentes , réduits aux expédients, à des mémoires de finances, à la Gazette, à des souvenirs de peu de valeur. Louis XTV les laissa faire :