‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 103 sur 280 · A, r* 370 r*. • ...de lous les corps d'infanterie · texte numérisé non relu

A, r* 370 r*. • ...de lous les corps d'infanterie

5. tbid. «... et elles «e trouvèrent monter pour quelques régiments à trois et quatre cents hommes, sans que Je leur fournisse rien qu'une route pour se rendre à leurs garnisons. •

G. Le texte A donne une phrase boursouflée qui n'^oute rien à l'idée. 7. Sur le texte A, en face de tout ce paragraphe, est cette note « article bàlonné. » il a cependant été conservé partout.

II ' est agréable assurément de recevoir de pareilles marques de Teslime et de raffeclion de ses sujets : tous les princes demeurent d'accord que c'est le Irésor le plus précieux qu'ils puissent jamais posséder; tous Testiment, tous le désirent, mais tous ne recherchent pas assez les moyens de l'acquérir.

Car, pour y parvenir, mon fils, il faut diriger a cette fin toutes nos actions et tout^ nos pensées ; il faut la préférer seule à tous les autres biens, et fuir, comme le plus grand mal du monde, tout ce qui peut nous en éloigner.

C'est aux hommes du commun à borner leur application dans ce qui leur est utile et agréable; mais les princes , dans tous leurs conseils, doivent avoir pour première vue d'examiner ce qui peut leur donner ou leur ôter l'applaudissement public.

Les rois, qui sont nés pour posséder tout et commander à tout, ne doivent jamais être honteux de s'assujettir à la renommée : c'est un bien qu'il faut désirer sans cesse avec plus d'avidité, et qur seul, en effet, est plus capable que tous les autres de servir au succès de nos desseins. La réputation fait souvent elle seule plus que les armées les plus puissantes. Tous les conquérants ont plus avancé par leur nom que par leur épée; et leur seule présence a mille fois abattu sans efforts des remparts capables de résister à toutes leurs forces assemblées*. ;

Mais ce qu'il y a d'important à remarquer, c'est que ce bien si noble et si précieux est aussi le plus fragile du monde-, que ce n'est pas assez de l'avoir acquis si Ton

I. V. dans le Supplément aux Mémoirefl de 1667, n"* 4, la première rédaction, plus courte, de celte réfluiion sur la nécessité d'une bonne |

réputation : ici elle le décompose et s'étend indéfiniment. ' ^

DE l'estime et iE L*AFFECTION DES PEUPLES. RÉFLEXIOX. i3l

ne veille conlinuelleinent a sa conservation \ et que celte estime, qui ne se forme que par une longue suite de bonnes actions, peut être en un moment détruite par une seule faute que Ton commet.

Encore n'attend-K>n pas toujours que nous ayons failli pour nous condamner. C'est souvent assez que notre fortune s'affaiblisse pour diminuer Topinion de notre vertu : et comme il arrive à Thomme heureux que tous les avantages qu'il a reçus du ciel tournent chez les peuples à sa gloire, il ' arrive de même aux infortunés qu'on leur impute à manque de prudence tout ce qui se fait contre leurs désirs.

Le caprice du sort, ou plutôt cette sage Providence, qui dispose souverainement de nos intérêts par des motifs au-dessus de notre portée, se platt quelquefois à rabattre ainsi le faste des hommes les plus élevés, pour le.s obliger, au milieu de nos plus grands avantages, à reconnaître la main dont ils tiennent tout, et à mériter, par un continuel aveu de leur dépendance, le concours nécessaire au succès de leurs desseins.

En^ ce même temps, les Vénitiens*, menacés de per-

(. Dana le lexle A, P* 325 r* (4* cahier), on lit : « eeax qui sont dans le malheur sont injastement blâmés dans le monde par le seul défaut do succès. »,

3. Id devrait prendre place un morceau qui répond à ces quelques roots des Feuillets. • Projets digérés à tous moments. Pensées sur le» troupes. Dépenses pour cela, » et à des articles correspondants du Journal. R<>)ipectant le texte G, dans la forme qu'il a au Mftc.> nous préférons ren> voyer ce fragment, inédit comme taut d'autres, au Supplément aux Mémoires de 1G67» n"* 5. L'auteur de ce morceau (texte A, G* cahier, t^ 172- 173) le fait suivre f>re«que Immédiatement du développement qu*on va lire sur Venise, les Turcs et Gênes (1^ 175-176).

3. A,6<cahier, f" 176. « ... vojfant le grand vizir passé en Candie, avec

dre Candie^ donnèrent ordre à leur ambassadeur de se faire assister par le nonce dp pape, pour me demander quelque secours : mais je ne leur pus faire de réponse favorable, parce que les grands engagements où je me trouvais ne me permettaient pas de leur donner alors un corps de troupes considérable; et je crus que de leur en donner un faible, c'était perdre inutilement les gens que j'y enverrais, étant certain que * les petits corps ne reviennent jamais de ces longs voyages.

Ce n*est pas que, dans le vrai, je n'eusse bien désiré de les assister; car, outre les intérêts communs du christianisme^, j'avais, en mon particulier, été si mal satisfait de la Porte touchant Tentreprise des Génois, que je m'étais résolu de n y plus parler de cette affaire, me réservant à en tirer raison de Gènes même lorsque j aurais le loisir d'y penser *.

La nouvelle qui arriva dans ce temps-là de l'extrémité

réfoIttUon de faire les derniers efforts pour s'en rendre maître absolu... • Le fait est au n" 20 du Journal (V. p. 161), et dans les Feuillets.

1. Ibld : ■ parce que l'on a reconnu par mille expériences que les petites troupes... »

3. Ibid : « ... de la religion, J'avais des raisons partleiilièrespour souhaiter que les Turcs fussent mortifiés. Car, en co qui regardait l'afTafre des Génois, la Porle ne se dispoMiil nullement à me donner la «atisfaclioo que j'avais dé)>ii'cc% soit que ladifOcuité vint de l'aversion du vizir pour celui qui faisait mes affaires (V. les Mémoiresde I6G6, 1. 1, p. 157-168), ou que, selon l'usage du pavs. les Génois eussent gagné cette cour par les présents qu'ils y avaient distribués. Mais, san« me meltre plu» longtemps en peine de presser l'affaire de ce côté>Ià, je résolus de me réserver... • On lit, dans le Journal, n" 36 (V. p. 166) : « Les nouvelles de Conslanlinopie ni m'étaient pas agréables... mais j'avais résolu du m'en prendre désormais aux Génois. •

3. Le texte A, t* 176, donne une anez longue réQexton qui n'esl pas fans Inlérêt. « Et <ans doute que dans le temps où j'étais, lu conjoncture

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