‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 112 sur 280 · A, 8* cahier, f" 852 v* : « sur la riTière de TOise · texte numérisé non relu

A, 8* cahier, f" 852 v* : « sur la riTière de TOise

4. A : « En sorte que les ennemis ne pouvaient prévoir de quel côté Je les Toulais attaquer, vu prineipalement que Je m'étais posté dans le milieu de toutes les troupes , pour pouvoir passer en un instant du côté où J'avais fiût dessein de commencer. » Cette phrase du texte A est presque littéralement dam le Journal, n* 2.

Ma première pensée ^ fut toujours de commencer par Charleroi : car, de l'importance dont était cette place, j'étais bien aise de m'en emparer, tandis que les fortifications encore nouvelles étaient plus faciles à ruiner. Et quoique dès Amiens je fusse averti que les Espagnols la ruinaient, je ne changeai pas pour cela de dessein, parce qu'en même temps j'appris que ceux auxquels la démolition en avait été commandée avaient eu tant d'impatience d'en sortir qu'ils avaient laissé les dehors entiers.

Ainsi, j'envoyai devant moi ^ le comté de Sault avec quinze cents hommes d'infanterie , et Podwits avec * quinze cents chevaux pour s'en saisir, lesquels je suivis aussitôt avec mon armée*. En sorte que, dès l'ouverture de la campagne, je profitai sans coup férir de la dépense et des soins que Castel-Rodrigo avait employés depuis deux ^ ans à bâtir cette place ^.

Cependant le maréchal d' Aumont ^, ayant ordre d'aller à Bergues, la prit l'épée à la main ; d'où, passant aussitôt à Fumes, il ne trouva guère plus de résistance.

1. C'est le n« 3 da Journal (18 juillet), qui même contient quelques réfleiions de plus.

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