GUERRE DE FLANDRE JUSTIFI^>E. DÉPART DU ROI
rées, il me proposait de nommer des députés, s'assurant, disait-il, que la reine, sa maltresse, entrerait dans un raisonnable accommodement. Mais comme il était aisé de voir que la seule crainte de mes armes lui faisait faire cette proposition , je ne fis autre réflexion , que pour y remarquer la frayeur dont celui qui l'écrivait était saisi.
Je me rendis le 19 mai dans Amiens, où j*avait résolu de voir faire rassemblée de mes troupes. Et parce que je savais ^ que les Espagnols manquaient principalement de gens de guerre, je leur voulus donner une égale terreur de tous côtés 9 afin qu'étant obligés de partager dans un grand nombre de garnisons le peu de forces qu'ils avaient, ils demeurassent partout également faibles.
Dans ce dessein, je faisais^ marcher un corps vers la mer sous le maréchal d'Âumont ; le marquis de Créqui en menait un autre du côté du Luxembourg ; il s'en formait un troisième sous Duras' aux environs de La Fère, et j'en assemblais moi-même un quatrième vers Amiens^.
t. Le n<* 1 du 18 jaillet (V. p. 168) est d'une forme plut mépriBaote : « DanB le commencement de la campagne. Je voulus disposer mes troupes en sorte que toute ma frontière en parût presque également couverte» non pas tant pour la défendre des ennemis dont la faiblesse m'était connue que pour leur donner une égale terreur de tous côtés. » Désormais le texte suit de très-près le Journal.