C'est le n* 6 du Journal
5. La réflexion développée dans cet alinéa et les suivants répond à ce qui est dit dans le Journal, au n* I : « Nécessité des vivres doit être le premier soin dans le commencement d'une campagne ; » au n* 6 : « Car la nécessité dea vifres est la première chose h laquelle un prince doive peu-
que forme notre valeur nous semblent d*abord les plus beaux du monde : mais ils ont peu de solidité, s'ils ne sont soutenus par une prévoyance qui sache disposer en même temps toutes choses qui doivent y concourir.
Cest en ce point sans doute que se peut voir une des principales différences qui sont entre les bons et les mauvais capitaines , et jamais un habile général n'entreprend une affaire de durée sans avoir examiné par le menu d'où il tirera toutes les choses nécessaires ' pour la subsistance des gens qu'il conduit Dans les autres désastres qui peuvent ruiner une armée, on peut presque toujours accuser ou la lâcheté des soldats, ou la malignité de la fortune. Mais dans le manquement de vivres, la prévoyance du général est la seule à qui Ton s'en prend : car, comme le soldat doit à celui qui commande l'obéissance et la soumission, le commandant doit à ses troupes le soin de leur subsistance. C'est même une espèce d'inhumanité de mettre des honnêtes gens dans un danger dont leur valeur ne les peut garantir, et où ils ne peuvent se consoler de leur mort par l'espérance d'aucune gloire '*.
Mais outre ces considérations, qui sont communes à
ser. » — Dans le texte B, 3* cahier, f* 247 v*, en face de ces moto : « Sar le changement de ma résolution, il fallut donner de nouveaux ordres, » on lit une indication de renvoi : « cahier 9, ret. réfl. sur les vivres. » 1^ cahier d'où il faut retirer une réflexion pour la transporter Ici est le cahier 9 du texte A, qui commence en effet (f 356 r") par la réflexion sur la nécessité des vivres.
1. A, 9« cahier, t" 357 v* : « hlés, fourrages, eaux, bois, et où seront pansés ses malades. »
2. Ibid., f 359. Suit une phrase sur la nécessité : « que la nourriture soit saine et bien conditionnée, autrement le soldat tombe malade incontinent, et par la contagion c'est la mine des armées. »