Le Journal, n* 10 : « Ath pris en chemin
2. Le Journal, n« 7, dit tout simplement : « ïa place fut prise en quatre jours. »
3. Le Journal, n* 11 : t Je crus qu'il serait beau d*assiéger une autre ▼ille avec tant de promptitude, que la nouvelle du second siège se portât en même temps que la fin du premier. Mais la considération que J'eus pour mes troupes me porta à les laisser reposer deux Jours : après lesquels ma résolution était d'aller à Courtrai. Mais considérant que Tourna j... > Cette nécessité du repos pour les troupes est signalée plus loin dans le lexle.
4. Cette idée est ajoutée à la fin du n* 18 du Journal. « ... Courtrai, que Je ne crojais pas digne de ma préseaoe. »
254 viaiotRfiS l^oun 1667.
d*ailleurs Tournay se trouvant fort avancé dans le pays, il était besoin, pour le conserver, d'avoir quelque autre ville qui le joignit aux places de mon obéissance.
Douai ^ me parut incontinent la plus commode pour ce dessein, et je crus qu'il était important de Tattaquer avant que les Espagnols s'en doutassent, parce que, s'ils eussent pu jeter dedans quelques troupes, et tenir le moindre corps en campagne pour la rafraîchir, il eût été presque impossible de la prendre , vu l'étendue de la circon* vallation qu'il eût fallu garder pour enfermer la ville et le château, qui sont fort éloignés l'un de l'autre. Ainsi ^ jugeant la chose de conséquence, je cachai mon dessein aux ennemis, en faisant semblant d'aller à Lille, avec tant de succès qu'arrivant à Douai je n'y trouvai que six-vingts chevaux et sept cents hommes d'infanterie. U est vrai que le nombre des habitants était infiniment plus grand, et qu'ils témoignaient d'abord avoir intention de se bien défendre, tirant un si grand nombre de canons que jamais place n'en a tant tiré en si peu de temps. Mais après trois jours de tranchée ouverte, les Suisses s'étant logés dans le premier fossé, les habitants demandèrent à capituler, quoiqu'il y eût encore un second fossé à gagner ; et, depuis les otages donnés, les régiments de Lyonnais et de Louvigny, qui se trouvaient dans une autre attaque, ayant passé le premier fossé sans savoir la capitulation, le peuple de la ville fit mille cris et m'envoya supplier humblement de faire cesser ce tra-