‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 120 sur 280 · Les oontidératlons suivaûtes sont aa n^ 13 du Journal · texte numérisé non relu

Les oontidératlons suivaûtes sont aa n^ 13 du Journal

2. Tout ce qui suit ne peut pai être dans le Journal, qui marque êeu* lemeat le rédultat*

IL PRBND MUAI. C0t)RTlUl ATTAQUÉE SANS LUI. 255

vaiL Le fort S où la garnison s'était retirée^ se rendit huit heures après : de sorte que le siège n'ayant duré en tout que quatre jours, j'entrai le sixième juillet dans la place.

Mon dessein était d'aller dans ce moment, recommencer quelque nouveau siège : mais M, de Turenne me remontra qu'il fallait donner du repos ^ à mon armée, pendant que je ferais prendre Courtrai par celle du maréchal d'Aumont ^. Et, les considérations qu'il m'allégua pour cela étant effectivement très-fortes , je m'y rendis, persuadé que, quelque envie qu'on ait de se signaler, le plus sûr chemin de la gloire est toujours celui que montre la raison.

1. Ibid. n* 12 : « L'ayant prise en trois Jours aTec le fort deScarpe... »

2. L'idée de repos a d^à été signalée au Journal, n* 11, après la prise de Tournay. — Mais il y a un autre endroit du Journal plus explicite» c'est en tête des articles donnés par le Roi, le 28 et le 29 décembre (V. p. 183) : « Après la prise de Douai, Je laissai faire par le maréchal d'Auaiont le siège de Courtrai, quoique J'eusse dessein de l'aller faire moi-même. Mais M. de Turenne me remontra que Je ne le devais pas faire, tant parce que la place n'était pas en état de mériter que Je l'attaquasse, que parce qu'il était à propos de laisser reposer mon armée, et je me rendis à son sentiment dans la oonsidération que j'avais pour lai, aimant mieux suivre ce que la prudence me conseillait que ce qui était de mon inclination. » — Dans le texte A , f* 343 : « Après le si^e de Douai , mon sentiment était d'aller en personne assiéger Courtrai • pour ne laisser échapper aucune des occasions où il y avait quelque travail à prendre ou quelque honneur à acquérir. Mais M. de Turenne m'allégua tant déraisons... » L'éditeur de 1806 cite cette phrase comme variante (t. II, p. 306). Le rédacteur du texte A avait d'abord écrit (P 344 r*>) : « Vous avex vu comme après le siège de Douai Je revins à Gompiègne. Mais Je ne sais si Je vous al dit que ce fut contre mon sentiment et que j'aurais été en personne faire le siège de Courtrai, si ce n'eût été que M. de Tiirenne m'en dissuada... » Les f^ 343, 344 sont ou du V ou du 10* cahier (V. p. 182, note 1, et p. 212).

3. « ••• qui n'était pas tant fatiguée que la mienne » dit le Journal, n* 13,

Cependant, pour éviter Toisiveté, je vins faire un tour à Compiègne \ où je reçus la visite de Tabbé Rospigliosi de la part du pape, son oncle^ au sujet de sa promotion \ Mais je refusai ' les harangues que me voulut faire le parlement, pour me congratuler de mes conquêtes, qui ne me semblaient pas encore assez grandes pour en recevoir des applaudissements publics.

Après quoi ^, ayant expédié les affaires qui regardaient le dedans de TÉtat, je voulus même que mon voyage pût servir au dehors à faciliter le succès des mes armes -, et pour cela je menai ^, à mon retour, la Reine avec moi

1. On lit au Journal n* 14 : « Durant cet intervalle de repos. Je pris oceasion de venir voir la Reine, me proposant en cela non-seulement satiëfaetion de me reposer devers la Reine et mes enfants, mais encore de faire voir au dedans du royaume que l'occupation que J'avais au dehors ne m'empêchait pas de venir jusqu'à Paris quand je le croyais h propos, soit pour donner ordre aux affaires du dedans, dont je me faisalft rendre compte de plus près, soit pour maintenir en devoir ceux qui avaient quelque inquiétude dans l'esprit. »

3. Au Journal, n* 27 : « L'élection du pape se fit selon mes désirs, et par mes suffrages dont son neveu me vint remercier et me fit en même temps des propositions d'aoeord. Je l'avais envoyé féliciter à Bruxelles par un trompette. »

3. Le Journal, n* 30, contient ceci : « Le parlement me voulut députer à r^ompiègne, tant pour me féliciter du succès de mes armes que pour me prier de ne me plus exposer, sur les bruits qui avaient couru que j'allais souvent au péril. Mais je leur fis dire que je n'avais encore rien fait d'assex considérable pour mériter leur députalion. » L'idée y est ensuite reprise ainsi : « L'on avait publié de fous c6tés que j'allais..., les uns en me louant, les autres en me blâmant de me trop exposer; et comme je n'avais pas encore cru rien faire d'extraordinaire... refus des louanges. » Le texte A, 7* ou lO* cahier (V. p. 2&&, note 2), f>* 343-344, où il (larle du voyage de Compiègne, ne dit rien de ce projet de harangues du parlement.

4. A, 7* cahier, f* 343-344, où cette phrase est écrite deux fols, on lit : «... en huit jours que je fus à Compiègne... » Les deux fois, « huit » est remplacé par « dix. »

5. Le voyage de la Reine en Flandre est dans les articles du Journal donnés le 28 et le 29 décembre (V. p. 183).

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