‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 133 sur 280 · V. le Journal, p · texte numérisé non relu

V. le Journal, p

4. Au Journal (p. 199) : « J'ai regarni mes magasins de vivres et de munitions. >

5. Au Journal (p. 195 et note 3). « Cela ne se faisait pas sans dépense. J'avais fait l'état de tout ce qui m'était nécessaire pour l'enlretiende mea troupes et les autres dépenses de l'État, lcH]uel1es j'avais fait cadrer avec mon revenu.» — Au textn B, 6* cahier, î^ 370 v*, ii était question des finances an peu plus loin, après l'envoi du prince de Condé en Bourgogne (V. p. 284 et note C). « Je voulus travailler de bonne heure à en régler les fondu, et J*air6tai. dès la fin de novembre, un état de tout ce que J'avais à débourser et à fecevoir dans l'année prochaine... » La phrase a été barrée. On retrouve la même idée transportée à la place actuelle, en marge du f* 366 r*, 6* cahier. «Je fis exactement le fonds des deniers pour toute la dépense de l'année suivante. » CfCi même a été ajouté, puis barré : « En quoi, aprèi avoir fait un état exact de la recette et du la dépenst^, je trouvai que par le soin que J'avais pris durant ta paix de dégager mes

Mais, durant tous ces préparatifs de guerre, on ne laissait pas de parler de paix. Les Hollandais \ sollicités par leur propre appréhension, me pressaient sans cesse d'y consentir. Dès le temps que j'étais a Avesnes, van Beuningen s'y était rendu pour cela, et demandait même à me suivre en mon camp : mais je n'estimai pas que je le dusse permettre, parce que, dans un si grand assemblage de gens, il est malaisé que toujours quelqu'un n'ait ou ne croie avoir sujet de se plaindre, et je ne

revenus, lis me suûlraicnt, à fort peu près, pour tout ce que j'avais à débourser. • Louis XIV était justement Oer du bon étal de bps finances, dû surtout à Colbert, qui n'est nommé nulle part dans les Mémoires de 1666 et de 1667.

1. V. les n**21 et22 au Journal du 19 juillet [p. 1 76-177). • Cependant les Hollandais me faisaient diverse.^ propositions, dans l'alarme où Us étaient de me voir approcher trop près d'eux. Ils proposaient de me contenter du Luxembourg, ou de la Franche-Comté, du Cambré»i8, et de quelques ^ autres places comme Charleroy. Et moi J'ulTrui^ de me contenter de la Franche-Comté, du Luxembourg, [Charleroi], du Cambrét*!^, de Tournay, Douai, Bergues, Aire et Sainl-Omer : les^quelles deux dernières places néanmoins je me résolus à relâcher pour terminer l'accommodement. Van Beuning étant venu à Avesnes pour négocier ces affaires... » Le Journal ici explique, comme les Mémoires, le rejet de la demande de Tambassadeur hollandais, voulant suivre le Roi en son camp. — Le Juurnal, dans les articles du 38 et 29 décembre, revient aux appréhensions des Hollandais et aux offres du Roi (p. 194) : • Les Hollandais, pressés par leur propre crainte, travaillaient toujours avec même ardeur à faire conclure la paix entre moi et les Espagnols; et, pour montrer que de ma part j'agissais raisonnablement, j'avais donné parole de me contenter, pourvu que... et même pour donner loittir aux Espagnols de délibérer sur celte résolution, j'avais promis durant trois mois de n'attaquer aucune place où il fût be-> ^in de canon. » Le texte du Journal portait d'abord « six • mois, ainsi qu'on lit dans le brouillon de cette partie du Journal (V. p. 208). — Le Journal du 28 et 29 décembre continue : « Mais le terme étant expiré sans que les Elspagnols eursent pris leur résolution, je retirai ma parole et fis entendre à tous les princes qui en avaient eu part que je ne prétendais plus y être obligé. » Nous retrouverons celte idée vers la fin des Mémoires.

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