MANIÉBC DE VIVRE DU ROI. RÉFLEXION
der tous ces avis, en distinguant le temps et les personnes auxquelles ils seraient donnés ^
Car, pour commencer par celui qui est le plus dangereux^, je croirais que, s'agissant d*un prince qui, par la faiblesse de son âge ou de son esprit ', ne serait point capable de gouverner, on pourrait, avec plus de raison, lui conseiller de se confier entièrement i un seul ministre, parce qu'en ayant plusieurs et ne pouvant ni limiter leurs fonctions, ni régler leurs contestations, il les verrait bien plus appliqués à s'élever Tun au-dessus de Vautre, qu a maintenir la grandeur de son État : au lieu que, remettant tout dans les mains d'un seul, il n'aurait de difficulté qu'à le choisir tel qu'il fût en effet, par sa suffisance, capable d'un si grand emploi, et par sa naissance hors d'état d'aspirer à rien davantage ^.
1. A, t. 111, r* 124. « Mai A pour décider avec netteté une question si difficile, ou pIntM pour proûter à la fois de tout ce que peuvent avoir de «olide ces trois diverses opinions, je crois que l'on ne doit p^ donner sur cette matière un même conseil à tous les souverains, mais qu'il les faut distinguer en diverses classes suivant la différente portée de leurs esprits. • Ce premier jet est bien languissant.
2. Ce petit membre de phrase est une addition sur le Use. de 1668.