Pellisson : « ... que la réputation du Prince
7. Pelliiison ajoute tout un alinéa sur la réputation : t Mais ne voas trompex pas, mon fils, comme tant d'autres, et ne pensez pas qu'il soit temps de rétablir quand il faudra s'en servir. On ne la met point sur pied avec les armées, on aurait beau ouvrir ses trésors pour l'acquérir, il faut y avoir pensé auparavant, et ce n'est même qu'une possession assex longue qui nous en assure. »
8. Pellisson change ce début : « J'avais, dès les premières années, ap-
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auparavant sujet d'être content de ma propre conduite, les éloges que cette nouveauté m'attirait me donnèrent une continuelle inquiétude, parla crainte que j'avais^ toujours de ne les pas assez bien mériter.
^ Car enfin je suis bien aise de vous avertir, mon fils, que c'est une chose fort délicate que la louange, qu'il est bien malaisé de ne s'en pas laisser éblouir, et qu'il faut beaucoup de lumières au rang que nous tenons pour savoir discerner au vrai ceux qui nous flattent de ceux qui nous admirent.
Mais quelque obscures que puissent être en cela les intentions de nos courtisans, il y a^ cependant un moyen assuré pour profiter de tout ce qu'ils disent à notre avantage, et ce moyen n'est autre chose que de nous examiner secrètement nous-mêmes sur chacune des louanges que les autres nous donnent^. Car lorsque ^ nous en entendrons quelqu'une que nous ne mériterons pas en effet , nous la considérerons aussitôt (suivant rhumeur de ceux qui nous l'auront donnée) ou
paremment assez de sujet d'être content de ma eonduite ; mais les appUu> ^issements que cette nouveauté m'attirait... »
1. Peliisson : «que J'avais et dont Je ne suis pas encore toutà fidt exempt... » Voilà une flatterie adroitement glissée.
2. Cet alinéa manque dans Peliisson. 11 en donne un autre : « On vons dira dans quelle défiance j*ai vécu là-dessus avec mes courtisans, et combien de fois, éprouvant leur génie, je les ai engagés à me louer des choses mêmes que Je croyais avoir mal faites, pour le leur reprocher aussitôt après, et les aocontumer à ne me point flatter. »
3. Peliisson : « je vous enseignerai, mon fils, un moyen aisé de... » Dans toute la suite de l'alinéa, chez Peliisson, le Roi s'adresse à soq fils : • Vous... »
4. Peliisson : «... de vous examiner secrètement vous-même et d'en croire votre propre cœur plutôt que leurs louanges. »