‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 201 sur 280 · Pellicson ne donne pas cet incident · texte numérisé non relu

Pellicson ne donne pas cet incident

3. PeHiBM>n (liv. 11, p. 1 14 M«c.) avnit d*abord écrit conformément au texte B : « J'achevai encore celui que le cardinal Mazarin arait projeté d'une de 868 niècen avecle connétable Colonne. » H a pflacé cette phrase. L*arUcle a été élagué, dit l'éditeur de 1806 (p. 61, note 2), « sans doute comme peu digne de figurer dans des instructions pour rhéritier du trône. > N'y avait-il pas d'autre raison pour glisser sur le souvenir de Marie Mancini?

4. Pellisson avait transcrit cette phrase de transition ; il l'a barrée avee la phrase sur la nièce de Masarin.

5. Peliipson ajoute une explication : « ... dont j'avais été fort aise, même par des raisons d'Ëtat. Car mon alliance avec cette nation sous Cromwell avait comme frappé le dernier coup dans la guerre d'Estpagne, en réduisant les ennemis à ne pouvoir plus défendre les Pays-Bas, et, par conséquent, à m'accorder, si jVusse voulu, de plus grands avantages qu'ils ne firent par le traité des Pyrénées. Les affaires avaient depuis changé de face en Angleterre. Cromwell était mort, et le roi rétabli. Les

MARUGES DE PRINCES. SECOURS INOIR. AU PORTUGU. 407

ce roi même arec l'infante de Portugal ^ pour des coq-» sidérations qui méritent bien de vous être expliquées. Je voyais que les Portugais , s'ils étaient privés de mon assistance, n'étaient pas suffisants pour résister seuls à toutes les forces de la maison d'Autriche. Je ne doutais point ^ que les Espagnols , ayant dompté cet ennemi domestique, entreprendraient plus aisément de troubler les établissements que je méditais pour le bien de mon État. Et néanmoins je faisais scrupule d'assister ouver* tement le Portugal à cause du traité des Pyrénées. L'expédient le plus naturel pour me tirer de cet embarras était de mettre le roi d'Angleterre en état d'agréer que je donnasse sons son nom au Portugal toute l'assistance qui lui était nécessaire.

Ce n'est ' pas que je ne susse fort bien que les traités ne s'observent pas toujours à la lettre, et que les intérêts des couronnes sont de telle nature que les princes •qui en sont chargés ne sont pas toujours en liberté de s'engager à leur préjudice. J'étais même autorisé dans cette maxime par le propre exemple des Espagnols ^ qui

Efpsgnols M préparant des renourect à l'aTenir pour la Flandre, en eas de raptore avec moi, et n*efipérant rien alors de la Hollande, songeaient nnr toutes choses à mettre ee prince dans leurs intérêts : le mariage de mon frère servait à le retenir dans les miens. »

1. La réflexion sur ee mariage, qui s'étale jusqu'à là fin de Tallnéa du texte B, est resserrée dans Pellisson.

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