‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 222 sur 280 · Cette phrase n'eet pas dans Tédition de · texte numérisé non relu

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on s'exposait à tant de périls. Les pères S pleins de cette préoccupation, la laissèrent à leurs enfants, la plus violente qu*il leur fût possible, mais, au fond, de la nature de toutes les autres passions que le temps modère toujours, et souvent avec d'autant plus de succès qu'on fait moins d'efforts pour les combattre.

Sur ces connaissances générales, je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était , en premier lieu , de ne les point presser du tout ^ par aucune rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d'en renfermer même l'exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre *...

Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j'ai assez ponctuellement observé depuis, de ne leur en faire aucune, et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps d'eux-mêmes et sans violence si c'était par quelque bonne raison qu'ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets.

Cependant, pour profiter de l'état où ils se trouvaient, d'écouter plus volontiers qu'autrefois ce qui pouvait les

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