‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 228 sur 280 · COMMENT SB TERMINAIT CETTE PARTIE DBS MÉMOIRES · texte numérisé non relu

COMMENT SB TERMINAIT CETTE PARTIE DBS MÉMOIRES

portions qa'on donne à cette affaire dans les cahiers primi^ tifs, dans le texte A; et à la promotion des chevaliers da Saint-Esprit, qui est une occasion pour traiter « dn plaisir qu'nn prince doit prendre à accorder des grâces. » Quant à la médiation exercée entre la Pologne et la Moscovie, entre Parme et la Savoie, elle n'aurait pas tenu une grande place, puisque même dans le huitième cahier du texte A un article y suffit. Je ne parle pas de la restriction apportée « au pouvoir des gouverneurs, » qu'annonce le huitième cahier : cette question a été transposée ; le texte B, nous l'avons vu (p. 40 1 - 403), en a dit un mot.

Reste un dernier développement perdu : • sur la naissance de Monseigneur ; sur la joie des peuples, dont le Roi l'exhorte à remplir l'attente. » Du moment que Louis XIV n*écrjt pas lui-même; que ses secrétaires, qui ne peuvent s'inspirer que de leur esprit, non de leur cœur, se trouvent en concurrence avec tous les écrivains en prose et en vers, en langue françaiçe et en langue latine, dont nous avons passé en revue, dans notre Étude (t. I , ch. vu) , les étranges compliments , consolonsnous : ce sont quelques pages de fadaises de moins. Us n'auraient pas, j'en suis sûr, cherché de plus belles choses : éblouis par la présence du Roi, comment auraient-Ils jugé avec plus de calme et plus sainement de l'avenir et des droits de l'enfant?

Quand nous disons que nous n'avons rien sur les Mémoires de 166 i depuis l'arrestation de Fouquet, nous savons bien que chacun peut lire dans l'édition des OEuvres de Louis XI V de 1806 une copie du texte de Pellisson (t. I, p. 101-143), accompagnée d'une note de lui, dont nous avons fait usage (V. 1. 1, p. cLxxvii). Cette copie n'acquerra de la valeur que si jamais on retrouve le manuscrit sur lequel elle a été prise, et surtout si la découverte de la suite du texte B fournit des éléments de contrôle et de comparaison, comme nous en avons eu pour le livre I" et pour les deux premières sections du livre II de Pellisson. On lira cette copie peu instructive à la fin de notre volume : V. V Appendice n"* l.

POUR L'AîfNÉK 1662.

( riiAGnsifTs.)

Pellisson a fait sar les Mémoires de 1662 te même travail de t^tinioû qtie sur cettt de 1661. L'éditeor de 1806 reproduit à la fin do tome I*^ (p. 146-20B) une copie da livre III, consacré par Pellisson à cette ennée 1662, et destiné à faire tnite aux deuk premiers livres que remplit Tannée 166]. Cette copie n'aurait pour nous d'intérêt que si on pouvait la mettre en présence des textes antérieurs. La raison qui nous a fait écarter, dans l'année 1661 , les parties du texte de Pel- Uftson, pour lesquelles toute comparaison de ce genre est Impossible, décide du sort du IIP livre de Pellisson; quelques liragmeats seront utilisés isolément; le reste se retrouvera dans V Appendice n® 2.

Ici nous en donnons seulement une analyse ou table, d'après laquelle on Jugera de la composition. Le plan général parait être celui-ci. En tête sont placés les faits et les idées se rapportant aux réformes de finances dans la première partie de l'ailnée* Ensuite viennent les Affaires du dehors ; piii^ les événements d'histoire intérieure. Cette série épuisée : finances, affaires du dehors, affaires du dedans, on en recommence Une autre toute semblable , autant que nous pouvons le conjecturer : car cette copie ne parait pas contenir l'année 1662 tout entière. Suivant le plan que nous supposons, la seconde aérie serait loin d'être complète : après les finances , et les faits oa lei idées qui s'y rattachent incidemment ^ la copie offre pea de choie sur les affaires étrangères, aii mlHea des*

INSUFFISANCE Dt TEXTE DE PELLISSON. SON PLAN. <67

qtielteft elle s'arrête bmsqtiement. Cet état de matilatiott du texte de PellissoD nous servirait encore d excuse , si on nous reprodiâit de l'avoir négligé.

U n'est pas étonnant que les finances tiennent le premier rang : nous rappelons que c'est un mémoire de Colbert sur l'état des finances de 1661 à 1665, qui a fourni les premiers éléments du travail des Mémoires pour les années qui précèdent 1666. Ici, comme en 1661, les Mémoires n'ajoutent rien sur ce sujet aux faits et aux idées indiqués dans l'aperçu des finances auquel nous renvoyons (Y. 1. 1, notre Étude sur la Composition des Mémoires, ch. II, p. xxi-xxin).

La division en sections que Pellisson applique à ce livre TII comme aux précédents ne rend pas plus facile (il s'en fetut) l'intelligence du texte. Chaque section n'embrasse pas un su- Jet distinct. Pour se rendre compte de la méthode de composition, il me semble plus simple de négliger ce partage fictif imaginé par Pellisson, que nous signalerons seiilehient en note, et d'analyser les faits et les réflexions dans l'ordre oft ils se produisent.

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